jeudi 13 décembre 2012

Appel à Delphine Batho : Soyons cohérents, de Doha à Notre-Dame-des-Landes !

Europe Écologie-Les Verts-Les Ulis, a pris connaissance de la décision du tribunal de Saint-Nazaire autorisant le préfet à ordonner la destruction des cabanes construites après la manifestation du 17 novembre sur le site de la Châtaigneraie à NDDL, puis, dans la foulée, l'autorisation d'expulser leurs occupants.

Nous nous étonnons du traitement inégal par la justice des recours engagés par les différents acteurs. Les demandes de la Préfecture visant à l’expulsion et la destruction d’habitations ont été rapidement examinées. Les recours des associations opposantes, qui contestent les arrêtés préfectoraux visant à limiter la liberté de circulation, ne l’ont toujours pas été, le juge semblant considérer jusqu’alors l’absence d’ « urgence à statuer ».

Nous invitons donc Delphine Batho, ministre de l’écologie, à tout mettre en œuvre pour que cesse cette inégalité de traitement.

La ministre devrait aussi mettre ses actes en accord avec le discours défendu par la France à Doha. Comment continuer à soutenir ici la destruction de zones humides et de terres agricoles, en augmentant la dette publique au profit d’une multinationale du béton ? L’aéroport Nantes-Atlantique actuel répond aux besoins prévisibles si on le compare à d’autres aéroports internationaux. Professionnels et observateurs du trafic aérien s’accordent sur ce point. L’avion est le moyen de transport le plus émetteur en gaz à effet de serre (GES) au km/passager. Nous aimerions donc voir la ministre demander d’octroyer les moyens prévus à Notre-Dame-des-Landes au développement des transports d'avenir, moins émetteurs de GES.

Après des semaines de violences inacceptables, vu les engagements du Président de la République et du gouvernement à permettre l’apaisement, la destruction des cabanes de la Châtaigneraie et l’expulsion de leurs occupants seraient incompréhensibles.

Les élu-e-s et militant-e-s d’Europe Écologie-Les Verts-Les Ulis, réaffirment leur soutien à la mobilisation pacifique contre le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pour la préservation des espaces naturels et agricoles, pour la prise en compte des enjeux climatiques et pour un aménagement équilibré et durable du territoire en matière d’infrastructures.

Nous appelons les militants écologistes à rejoindre en masse les comités de soutien qui se créent sur tout le territoire.

EELV-Les Ulis

mardi 11 décembre 2012

Modification des taux de TVA pour 2014


Modification des taux de TVA pour 2014 : les élus écologistes des Ulis dénoncent un coup dur porté à la transition écologique, et réclament un retour au taux réduit de 5 % pour les transports publics, comme pour les produits de première nécessité

Faisant suite à l’annonce par M. le Premier ministre d’une modification des taux de la TVA pour 2014, les élus EELV des Ulis réclament un retour au taux réduit pour les transports publics.

Le gouvernement a annoncé la perspective d’une augmentation de la TVA sur les services de 7% à 10%.

Pour les transports publics, après le passage de 5,5 à 7 %, décidée le 7 novembre 2011, cette nouvelle hausse traduirait un quasi-doublement de la TVA en 3 ans. Soit un impact important sur les usagers et les collectivités territoriales, donc les citoyens, de plusieurs dizaines de millions d'€. Les transports publics ont besoin en priorité de financements et de recettes, et non de taxes supplémentaires.

Dans les faits, la première augmentation s’est soldée par un transfert de charge du déficit de l’État vers les collectivités locales.

A l’heure où toutes les politiques convergent vers la nécessité d’un transfert massif des déplacements de la voiture individuelle vers les transports collectifs, et où la transition énergétique est une nécessité, cette nouvelle augmentation constitue un mauvais signal, alors que continuent à exister tant de niches fiscales anti-écologiques : non-taxation du kérosène, sous-taxation du gazole, surévaluation des remboursements kilométriques ...

C’est la raison pour laquelle, considérant la nécessité de pouvoir mettre effectivement en œuvre le droit au transport pour tous consacré par la LOTI et, d’autre part, encourager l’attractivité des transports publics par rapport à la voiture individuelle, nous demandons que les transports publics puissent bénéficier du taux de TVA le plus bas. D'autant qu'un grand nombre d'usagers des transports publics sont des personnes à revenus modestes qui verraient leur pouvoir d'achat directement impacté par cette hausse de la TVA.

Cette nouvelle augmentation va à l’encontre des politiques tarifaires incitatives et pèsera sur le déficit d’exploitation des réseaux limitant leur capacité d’investissement pour développer de nouveaux services de transport.

Nous appelons à la responsabilité du gouvernement pour qu’il mette ses différentes politiques en cohérence, et ramène le taux de la TVA sur les transports à 5 %, comme il s’apprête à le faire pour les produits de première nécessité.

Étienne Charron

Notre-Dame-des-Landes: Réaction d’EELV suite au jugement en référé du tribunal de Saint-Nazaire

Europe Ecologie Les Verts a pris connaissance de la décision du tribunal de Saint-Nazaire autorisant le préfet à ordonner la destruction des cabanes construites après la manifestation du 17 novembre sur le site de la Châtaigneraie à Notre-Dame-des-Landes.

Europe Ecologie Les Verts s’étonne du traitement inégal accordé par la justice aux recours engagés par les différents acteurs du dossier. Les demandes de la Préfecture, visant à l’expulsion et la destruction d’habitations ont été rapidement – et favorablement – examinées. Les recours des associations opposantes, qui contestent les arrêtés préfectoraux visant à limiter la liberté de circulation, n’ont toujours pas été examinés, le juge semblant considérer jusqu’alors l’absence « d’urgence à statuer ».

La décision du Tribunal de Saint-Nazaire ne change rien aux nombreuses procédures en cours qui témoignent de la fragilité juridique du projet.

Europe Ecologie Les Verts rappelle enfin qu’il appartiendra aux pouvoirs publics de décider ou non de l’exécution de la décision du Tribunal. Après des semaines de violences inacceptables et de quadrillage policier du site ; au regard des engagements du Président de la République et du gouvernement à permettre l’apaisement ; moins de deux semaines après la mise en place difficile d’une « commission du dialogue » visant à entendre l’ensemble des parties, la destruction des cabanes de la Châtaigneraie et l’expulsion de leurs occupants seraient proprement et strictement incompréhensibles. Europe Ecologie Les Verts appelle les pouvoirs publics à la retenue et la modération.

Enfin, EELV réaffirme son soutien à la mobilisation pacifique contre le projet de nouvel aéroport de Notre Dame des Landes, pour la préservation des espaces naturels et agricoles, pour des investissements raisonnés et durables, et pour un aménagement équilibré du territoire.

samedi 1 décembre 2012

L’aéroport de Notre Dame des Landes ne doit pas se faire.

Au saccage nous choisissons la vie.


Considérant :
  • Que le dérèglement climatique est désormais incontestable,
  • Que le prix des carburants ne cessera plus d’augmenter,
  • Que la destruction des écosystèmes s’accélère et que les zones humides de Landes sont un des écosystèmes de préservation de la biodiversité parmi les plus fragiles et les plus menacés en France.
  • Que l’artificialisation des terres agricoles se poursuit.
  • Que l'impact des nuisances d'un aéroport sur les hommes comme sur l'environnement dépasse largement le périmètre, stricto sensu, du dit aéroport, nous le savons bien aux Ulis
  • Que la seule justification de cet aéroport est la diminution des nuisances de l'aéroport de Nantes alors même que le gouvernement pourrait envisager un réaménagement plus respectueux de l'environnement et des hommes de Nantes-Atlantique, à l'instar de pays européens qui modernisent l'existant plutôt que de construire sans cesse
  • Que le coût financier des aéroports pour les collectivités en situation économique dégradée est insoutenable face aux urgences sociales induites par la crise des financiers
  • Est-il bien raisonnable d’investir plus de 250 millions d’euros d’argent public pour aider une multinationale à bétonner et saccager plus de 2000 hectares de terres agricoles et de zones humides ?

Souvenons-nous que :
  • Lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, l’enquête s’est quand même avérée positive et a validé la Déclaration d’Utilité Publique (DUP). Deux enquêteurs ont d’ailleurs démissionné indignés par cette décision.
  • Lors de la DUP, l’ACIPA a déposé cinq recours au Conseil d’Etat pour annuler la procédure. Ils ont été rejetés sans motivation.
  • L’argument de la saturation de Nantes Atlantique ne tient pas, car ce qui sature un aéroport n’est pas le nombre de passagers mais le nombre de mouvements c’est dire de décollages et d’atterrissages. Nantes Atlantique stagne à ce sujet depuis dix ans.
  • A ce sujet, comparons ce qui est comparable et observons que Nantes Atlantique (3 million de passagers) est comparable à des aéroports majeurs comme Genève (10 millions), Londres-Gatwick (31 million) ou bien encore San Diego (17 million) et qui ne s'affichent pas comme saturés.
  • L'Allemagne compte 49 aéroports, et la grande Bretagne 37 alors que la France en compte plus de 147 dont 14 dans le grand ouest et 2 en Loire Atlantique. S'il fallait que l'on batte nos voisins européens sur quelque chose, ne cherchez pas, c'est chose faite !
  • L’aéroport de NDDL n’est plus conçu pour neuf millions de passagers mais pour quatre millions, c’est à dire le même nombre que dans l’aéroport actuel.
  • Le projet est passé de 16 % de fonds publics à 44 %.
  • Avec ses 1600 ha prévus (1/4 de la superficie de Strasbourg ou 1/7 de la superficie de Paris intra-muros), l'Ayraultport de Notre Dame des Landes sera plus grand qu'Orly (1 528 hectares) ou Roissy.
  • L’aéroport de Nantes Atlantique est classé parmi les aéroports les moins dangereux au monde.
  • Que les pilotes se demandent pourquoi les procédures de décollages et d’atterrissages les obligent à passer au-dessus de Nantes alors que, dans 80 % des mouvements, cela ne se justifie pas.
  • Que si par malheur NDDL se faisait, Nantes Atlantique ne fermerait pas car Airbus resterait.
  • Etc …

Aujourd'hui aucun argument recevable n'est opposé par le gouvernement à l'ensemble des acteurs impliqués dans cette bataille (habitants, agriculteurs, techniciens, pilotes, politiques, scientifiques etc …)

Souvenons-nous, également, que François Hollande, le 14.septembre.2012, déclarait à l'occasion de la Conférence Environnementale que « Lutter contre la consommation rapide des terres agricoles, ce n'est pas protéger une profession, c'est protéger le pays, c'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas accepter que disparaissent 100 000 hectares de terres agricoles tous les ans. La lutte contre le gaspillage qu'accentue l'étalement urbain sera menée avec tous les moyens juridiques nécessaires. » Nous espérons que cette lueur de lucidité n’était pas juste de l’affichage écologique sans profondeur … L’avenir nous le dira.

Aujourd'hui ce projet, datant (et daté) des années 60 n'est plus en adéquations avec les défis (énergétiques, agricoles, économiques et climatiques) du XXIème siècle, fédère des milliers et des milliers citoyens de tout le pays (souvent ceux qui ont voté pour le changement maintenant) qui disent Non aux vielles solutions destructives, productivistes, carbonées et bétonnées qui nous emmènent droit dans le mur et préfèrent des solutions durables, basées sur le respect des équilibres naturels du seul vaisseau spatial que nous ayons.

Aujourd'hui le gouvernement propose de revenir à la table des négociations, en instituant une « commission du dialogue » mais nous regrettons que les conditions pour une rencontre efficace, juste et équitable ne soient pas réunies. Le gouvernement de préciser que le but de ces rencontres serait pour expliquer le bien fondé du projet et que les ministres de l’Ecologie Delphine Batho, du Transport Frédéric Cuvillier et de l’Agriculture Stéphane Le Foll «confirment la nécessité de poursuivre le déroulement du projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique». Propos confirmés ensuite par Frédérique Espagnac, co-porte-parole du PS, qui a affirmé que le projet « se fera dans tous les cas de figure ». Nous n'appelons pas cela un dialogue mais bien un monologue ... nous ne l'acceptons pas !

Ne souhaitant pas que ce projet devienne le Larzac de la Gauche, comme une tache indélébile sur l’action du gouvernement ni le symbole d'une vision bétonnée et carbonée de notre avenir, nous, écologistes de l’Essonne - menacés, également par le bétonnage de notre région par les projets non concertés et sans visions durables – en solidarité avec les manifestants et opposants à ce projet inapproprié et inutile, souhaitons affirmer, avec force, que ce projet ne doit pas se faire, tant pour des raisons écologiques, que sociales et économiques.

Nous, écologistes de l’Essonne, demandons au gouvernement de revenir sur ce projet et de l’abandonner définitivement, au profit d’une véritable conversion écologique de notre pays, seule garante d’un avenir durable et pacifique pour notre peuple.

EELV-Les Ulis.

dimanche 25 novembre 2012

Communiqué NDDL suite à l’annonce par le premier ministre de la création d’une commission du dialogue

Europe Écologie Les Verts se félicite des signes favorables que le gouvernement a envoyé ce samedi 24 novembre sur le dossier de Notre-Dame des Landes. L’annonce, ce soir, par le Premier ministre de la création d’une « commission du dialogue dès la semaine prochaine », répondant à la proposition d’EELV de mise en place d’une médiation, est en ce sens une excellente nouvelle.

EELV affirme depuis toujours l’analyse que rejoint aujourd’hui le gouvernement, qui écrit que « des interrogations subsistent malgré les concertations légales et les décisions des collectivités ». Remettre autour de la table toutes les parties prenantes est évidemment nécessaire et permettra de donner à ce débat toute l’envergure au fond, et toute la clarté dans la forme, qu’il mérite.

Cette annonce, après celle des ministres de l’agriculture, des transports et de l’environnement précisant que les travaux de défrichement ne seraient pas entamés avant au moins six mois, démontre une vraie attention de la part du gouvernement à la réalité du terrain, et récompense la mobilisation des opposants et leur grande manifestation du 17 novembre.

En parallèle, il faut désormais apaiser la zone, et sans délai arrêter l’intervention policière en ordonnant le retrait des forces de l’ordre.

Europe Écologie Les Verts souhaite évidemment être un acteur impliqué dans le dialogue que le gouvernement va ouvrir. Dès la semaine prochaine, nous ferons connaître des premières propositions en la matière.

Jean-Philippe Magnen, porte-parole

dimanche 18 novembre 2012

EELV-Les Ulis était à Notre Dame des Landes

Nous voici partis à 5h du matin des Ulis pour faire route, en ce 17 Novembre 2012, vers Notre Dame des Landes et participer à cette journée qui marquera dans la lutte contre le projet inutile d'Ayraultport.

Aux péages, nous croisons des barrages filtrant de la douane et de la gendarmerie qui ralentissent, par excès de zèle, les cars qui transportent les manifestants venant de la France entière ... c'est ce que nous racontent, sur l'aire d'autoroute, des militants venant de Lyon et de Grenoble.

Puis au bout de 3 h 30 de route, nous arrivons à Notre Dame des Landes comme on arrive à Lourdes, tout ému d'être là.


Je m'en retourne, de cette journée festive, familiale et bon enfant, à Notre Dame des Landes, les yeux remplis des images de la Vache rit, du bocage, des tracteurs et des résistants. Je m'en retourne le coeur gonflé à bloc en voyant la masse de gens qui était là pour défendre les terres agricoles contre le bétonnage. 20000, 30000 ou 40000 personnes ? je ne sais pas, ce que je sais c'est qu'il y avait un monde dingue. Des cars venaient d'IdF, de Lyon, de Grenoble, d'Alsace, de Normandie, de Marseille, de Suisse, d'Espagne ou bien encore d'Italie. Je reviens avec le plaisir d'avoir été aux cotés de José Bové, de Yannick Jadot, de Karima Delli ou bien encore de Julien Bayou. J'en reviens époustouflé de ce cortège infini s’étalant sur une dizaine de kilomètres.


Y aller était nécessaire, tant pour savoir de quoi on parlait que pour donner du sens au relais que l'on fait ici en Région Parisienne.

Une belle manif qui a rassemblé toute la Gauche du PS, une belle mobilisation que le Gouvernement et le PS ne peuvent ignorer aujourd'hui.


La lutte continue jusqu'à la victoire !


Bruno BOMBLED

dimanche 11 novembre 2012

Les écologistes de l'Essonne solidaires de Notre Dame des Landes

Plateau de Saclay / Notre-Dame-des-Landes
Terres agricoles en danger

A l'initiative du groupe local des 3 vallées, Europe Ecologie Les Verts Essonne organisait, le 10 novembre 2012, une flashmob à Saclay afin de montrer toute leur opposition au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL) en Loire Atlantique.





Plateau de Saclay/NDDL, même combat : Ces deux territoires sont deux terres de lutte contre les grands projets inutiles qui participent de la disparition de terres agricoles et d'espaces naturels à préserver, pour les citoyens d'aujourd'hui et de demain.


Etaient présents : 
EELV, ATTAC, Confédération Paysanne, 
Les jardins de Cérès (AMAP), les jardins de Pecqueuses (AMAP). 



Sur la vidéo ci après, les militants de la flashmob du plateau de Saclay, solidaires des résistants de Notre Dame des Landes, s'expriment :


Merci à Eric Coquelin pour les photos, Merci à Patricia Kasperet et à Kim pour les vidéos.

jeudi 8 novembre 2012

Notre Dame des Landes : Lettre ouverte de la part d'EELV 91

LETTRE OUVERTE À
Monsieur François Hollande,
Président de la République Française
et
Monsieur Jean-Marc Ayrault,
Premier Ministre.

Messieurs,

En octobre 2012, une nouvelle étape, dans l’assassinat bétonné et carboné des espaces agricoles et naturels de Notre Dame des Landes, a été franchie par l’éviction, violente et inadmissible, de manifestants pacifiques de la ZAD (Zone à Défendre), manifestants courageux et opposés à la réalisation du projet d’aéroport soutenu par le Premier Ministre.

C’est pourquoi, en solidarité avec les manifestants et opposants à ce projet inapproprié et inutile, nous, écologistes de l’Essonne - menacés, également par le bétonnage de notre région par les projets du Grand Paris sur le plateau de Saclay ou bien encore d’un Grand Stade de Rugby – souhaitons affirmer, avec force, que ce projet ne doit pas se faire, tant pour des raisons écologiques, que sociales et économiques.

Nous nous permettons de vous rappeler que lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, les Commissaires enquêteurs ont décidé de donner un avis positif à l’Utilité Publique du projet.

Nous réfutons, avec beaucoup d’autres, l’argument de la saturation de Nantes Atlantique : ce qui sature un aéroport ce n’est pas le nombre de passagers mais bien le nombre de mouvements (décollages et d’atterrissages) qui doit être pris en compte,. Nantes Atlantique stagne, sur ce point, depuis dix ans. D’ailleurs, nous constatons que le futur aéroport, n’est plus conçu pour neuf millions de passagers, mais pour seulement quatre millions, c’est à dire le même nombre que dans l’aéroport actuel. Construire un aéroport sur un terrain très fertile est une grave atteinte à nos capacités de production alimentaire et au capital naturel que nous devons léguer aux générations futures. Il faut également prendre en compte les inévitables zones industrielles et commerciales qui seront induites et, qui se solderont par des milliers d’hectares de zones agricoles et naturelles détruites à jamais.

Vouloir construire un nouvel aéroport, alors qu'il en existe un, actuellement sous-exploité, constitue, à notre sens, une aberration productiviste ; ce d’autant plus que la rentabilité de ce projet ne prend en compte ni le coût ni l’impact de la construction d’un barreau routier gigantesque C’est pourquoi, nous pensons que ce projet, qui est passé de 16 % de fonds publics à 44 % (et probablement plus à la fin), est un gaspillage éhonté des deniers publics face aux urgences sociales et écologiques de notre pays.

A l’heure de la crise énergétique et climatique, à laquelle ne devons déjà faire face et à l’urgente nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ce projet est totalement contraire aux politiques de lutte contre les changements climatiques.

Le grand bénéficiaire de cette opération sera probablement un grand groupe capitaliste et quelques financiers, ce qui nous semble scandaleux de la part d’un gouvernement de gauche.

Messieurs, nous ne souhaitons pas que ce projet devienne un Larzac de la Gauche, qu’il devienne comme une tache indélébile sur l’action de votre gouvernement ni le symbole de votre vision bétonnée et carbonée de notre avenir. C’est pourquoi, nous vous demandons, avec force, de revenir sur votre projet et de l’abandonner définitivement, au profit d’une véritable conversion écologique de notre pays, seule garante d’un avenir durable et pacifique pour notre peuple.

En espérant être entendus, nous vous prions de croire, Messieurs, en nos respectueuses salutations.

Pour Europe Ecologie-Les Verts Essonne
Le Conseil politique départemental
Au nom du Conseil politique départemental
Jean-Patrick Le Duc
Secrétaire départemental

mercredi 7 novembre 2012

Rapport Gallois : une vision datée de l’avenir

Communiqué de presse Europe Ecologie - Les Verts du 6 novembre 2012


Rapport Gallois et mesures gouvernementales : 
une vision datée de l’avenir


Les arbitrages gouvernementaux rendus ce jour sur la base du rapport Gallois qui ont pour finalité de préparer l’avenir de la France et redonner de la compétitivité à notre économie, ne sont pas à la mesure des enjeux du XXIe siècle. Ils n'osent se tourner résolument vers la construction du nouveau modèle dont le pays a besoin pour affronter les nouveaux défis qui se posent à lui.

Les arbitrages annoncés par le gouvernement ouvrent certes quelques pistes sur l’amélioration du dialogue social, la stabilité réglementaire, le financement public de l'industrie ou les crédits interentreprises, mais ils négligent l’Europe, qui constitue pourtant le cadre de réflexion pertinent aujourd’hui et pour demain. Ils oublient de poser le moindre principe de conditionnalité sociale ou environnementale des aides publiques.

Ces décisions passent à côté des enjeux énergétiques que nos sociétés vont devoir affronter, dont le coût devient chaque jour plus impactant. Elles confortent une vision essentiellement technocratique et court-termiste. A l’inverse de cette vision, Europe Ecologie Les Verts préconise une politique économique décentralisée et innovante.

Ceci passe prioritairement par :
  • une mutation profonde de l'appareil productif, qui prépare une économie bas carbone, qui créera les emplois durables de demain,
  • un effort majeur de formation pour accompagner les entreprises et les salariés dans cette transition,
  • le développement volontariste de la fiscalité écologique, qui doit cesser d'être renvoyée toujours à plus tard, tant il est urgent d'aider à réorienter l'activité productive vers des modes de production plus propres et plus sobres,
  • une révolution des modes de gouvernance des entreprises permettant une répartition plus juste des richesses,
  • une réflexion sur la production coordonnée avec la réflexion sur la consommation, impliquant la réalité des bassins de vie et de travail, et notamment les enjeux de recyclage et d'économie circulaire,
  • la construction massive de logements permettant de diminuer des dépenses contraintes qui grèvent les budgets des ménages et des entreprises, notamment les PME et les PMI…

mardi 30 octobre 2012

Notre-Dame des Landes : la violence doit cesser


Communiqué de presse d'Europe Ecologie-Les Verts 
du 30 octobre 2012

Alors que l’État poursuit avec violence ce qu'il appelle une opération de « nettoyage » sur le site de Notre-Dame-des-Landes, Europe Écologie Les Verts exige l'arrêt immédiat des opérations de destructions en cours et appelle au retour à la raison. L'avis de la commission d'enquête paru vendredi dernier est en fait un véritable coup d'arrêt au projet.

EELV condamne l'évacuation de personnes, la destruction de maisons, la dégradation de cultures et les atteintes à l'environnement. L'entêtement irraisonné du gouvernement à poursuivre cette démonstration de force ne pouvait que produire l'escalade de violence à laquelle nous assistons et qui a ce matin encore provoqué des blessés.

La Commission d’enquête interdit le démarrage des travaux

Pour qui sait le lire, l’« avis favorable » de la Commission d’enquête en charge de l’examen des dossiers d’autorisation relatifs à la Loi sur l’Eau porte en fait un véritable coup d’arrêt au projet de nouvel aéroport. La Commission a en effet émis deux réserves de taille à la poursuite des procédures, et demande expressément que les travaux ne commencent pas avant que celles-ci n’aient été levées.

La première réserve concerne la méthodologie proposée pour compenser les préjudices écologiques générés par la construction du nouvel aéroport. La Commission d’enquête souligne son caractère « très expérimental » et demande qu’un comité scientifique puisse étudier de près ce qui est proposé par le maître d’ouvrage.

La seconde réserve met le doigt sur l’absence de maîtrise foncière des porteurs de projet : sans un accord clair avec la profession agricole, elle souligne qu’aucune garantie n’est apportée à la mise en œuvre des mesures compensatoires annoncées.

Et la Commission d’enquête insiste sur l’urgence de lever ces deux réserves avant le début des travaux, qui entraîneraient des dommages irréversibles.

Un passage en force

Pour Europe Écologie Les Verts, l’avis de la Commission d’enquête doit ouvrir les yeux aux porteurs du projet. L’État doit cesser immédiatement les destructions en cours, qui créent la situation irréversible que craint la Commission d’enquête, dans un processus de passage en force mis au service d’un projet inacceptable.

Assuré que les réserves émises par la Commission d’enquête ne pourront être levées dans la situation actuelle, Europe Écologie Les Verts lance un appel à la raison et à la réflexion collective sur un projet alternatif et sensé !

Appel à une grande mobilisation de terrain

D’ores et déjà, Europe Écologie Les Verts appelle à la poursuite de la mobilisation contre ce projet inutile sur le terrain et invite toutes les organisations associatives, syndicales et partis politiques à s'unir pour une action de plus grande ampleur.

Elise LOWY, Jean-Philippe MAGNEN, Porte-parole
Contact presse: Marjorie Delmond, 01 53 19 53 15

mercredi 24 octobre 2012

Pour le droit de vote et d'éligibilité des étrangers aux élections locales

Motion présentée par la majorité municipale
« Pour le droit de vote et d'éligibilité 
des étrangers aux élections locales »
Conseil municipal des Ulis du 22 Octobre 2012


L'engagement du candidat de gauche François Hollande, élu président de la République, était clair : octroyer le droit de vote aux élections locales aux étrangers non communautaires résidant légalement en France depuis au moins cinq ans.

Ce débat n'est pas récent puisque même au lendemain de la Révolution Française, la Constitution de 1793 qui ne fut jamais appliquée bien que ratifiée au mois d’Aout de cette même année, stipulait que tout étranger domicilié en France depuis au moins une année avait le droit d'être considéré comme un citoyen français à part entière.

En 2000, la gauche majoritaire à l'Assemblée Nationale vote une loi accordant ce droit aux ressortissants étrangers. La Droite, majoritaire au Sénat, bloque le processus parlementaire pour l'adoption par le congrès de cette loi constitutionnelle.

L'UMP, adoptant une nouvelle stratégie électorale visant à récolter les suffrages du Front National, s'oppose fortement au projet de loi déposé par le groupe de la gauche parlementaire.

Pourtant, en 2005-2006, l'ex-Président de la République, soutenu par les dirigeants de la droite républicaine et du centre, partage la conviction que l'octroi de ce droit peut constituer un facteur d'intégration important, et qu'il est une preuve de la tradition républicaine d'accueil de notre pays.

La droite préfère aujourd'hui la stigmatisation de l'étranger, validant parfois à travers ses discours, les thèses racistes les plus éculées.

Pour nous, aux Ulis, ville métissée, diverse, profondément attachée aux fondements de la République, la citoyenneté pour tous reste une conviction inaliénable. La majorité municipale milite depuis plusieurs années maintenant pour ce nouveau droit. Nous souhaitons par cet appel, interpeller et mobiliser sur cette question.

Pour nous, majorité municipale d'une ville de 25000 habitants, ville au sein de laquelle un Conseil des Résidents Étrangers a été institué et avec lequel nous œuvrons afin que nos ressortissants étrangers établis en France puissent enfin jouir de ce droit civique.

Ville dans laquelle, en 2008, un collectif d'associations avait initié et réalisé la votation citoyenne. Souvenez-vous que le taux de participations fut le plus important de l'Essonne parmi les villes qui l'avaient organisée.

Aux Ulis, nous sommes convaincus que, généreuse, la République se doit de donner de nouveaux moyens d'expression à ceux qui prennent part au quotidien, à la vie de la Cité, qui contribuent à ses ressources, qui respectent ses lois.

Il nous apparaît, au regard de l'Histoire de l'intégration en France et de l'éligibilité des ressortissants de l'Union Européenne, qu'il faut adresser un signal fort en direction des centaines de milliers d'étrangers qui habitent dans notre pays et prennent une part pleine et entière dans la vie de nos institutions locales.
Emboîtons ensemble le pas à ces autres démocraties européennes qui ont déjà clos ce débat : Finlande, Suède, Danemark, Pays-Bas, etc.

Le Conseil Municipal des Ulis réaffirme son attachement à la citoyenneté de résidence et demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour que la loi constitutionnelle soit menée à terme avant l'été 2013, par la procédure parlementaire la plus efficace.

Le Conseil Municipal des Ulis reste attaché à cette conviction « Tous Ulissiens, Tous Citoyens ».

La Démocratie appartient à tous les partis républicains. La République a besoin de symboles d'égalité pour redonner tout le lustre aux valeurs qui ont inspiré son Histoire : « Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité ».

1 amendement rejeté, 1 amendement accepté
1 voix Contre, 7 « ne prend pas part au vote », 24 voix Pour

vendredi 19 octobre 2012

Notre Dame des Landes ... NON !!!!


PIQUE-NIQUE EN SOLIDARITÉ AVEC LA DÉFENSE
DE NOTRE-DAME-DES-LANDES ET EN SOUTIEN AUX EXPULSÉES

SAMEDI 20 OCTOBRE 2012 à 12h
À L'ASSEMBLÉE NATIONALE
Place Édouard-Herriot, Paris 7ème,
métro : Assemblée nationale

Suite à l'expulsion indigne et brutale en cours à Notre-Dame-des-Landes, nous appelons à manifester notre soutien aux expulsés de la Zone à défendre et à continuer de résister au projetd'aéroport.

Les moyens disproportionnés employés pour déloger les habitants et leurs soutiens ne masquent plus les intentions du gouvernement et de Vinci. Il s'agit de soumettre, par la répression et la force brute, à un mécanisme à broyer le vivant, détruire le lien social, d'imposer un Grand Projet inutile, véritable gouffre financier.

Pour rappel, il vise à raser 2 000 hectares de bocage, démembrer 40 000 hectares aux environs de Nantes et Rennes et donc y détruire la biodiversité. Construire un aéroport sur un terrain très fertile alors qu'un aéroport volontairement sous-exploité existe déjà est une aberration productiviste sans nom ! La rentabilité de ce projet passera ensuite par la construction d’un barreau routier titanesque et laissera place, partout autour, à d'énormes zones commerciales et/ou industrielles. Enfin à l’heure de la crise énergétique qui arrive et à l’urgente nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de Serre, ce projet semble totalement anachronique, uniquement destiné à flatter l’égo des politiques et à engraisser les capitalistes.

UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE EST EN COURS.
MOBILISONS-NOUS.

Nous appelons à un pique-nique de solidarité avec les habitants de Notre-Dame-des-Landes, samedi 20 octobre 2012 à 12 h, place Édouard-Herriot, Paris 7ème, métro Assemblée nationale.

La demande de rassemblement a été faite par le National EELV.

lundi 1 octobre 2012

Les petites fleurs, les petits oiseaux et les millions d 'emplois



Par 
JEAN-VINCENT PLACÉ 
Sénateur de l'Essonne
et 
président du groupe écologiste au Sénat




Parfois, un simple chiffre déflagre dans la vie politique comme un orage dans un ciel serein. Trois millions. Dans ce pays, 3 millions de femmes et d' hommes ne travaillent pas, pas même à temps partiel.

Il n'y a aucune autre urgence, il n'y a aucune autre obligation qui tienne devant celle-là : redonner du travail à ces 3 millions-là. Pour eux, pour eux surtout, le changement, ce doit être maintenant. Depuis six mois, et c' est à son honneur, Arnaud Montebourg court la France en tentant d'éteindre des feux qui se multiplient. Les plans sociaux s'enchaînent contre lesquels , une fois les caméras éteintes, il ne peut rien. Terrible constat d'impuissance pour celui qui prétendait réindustrialiser la France .On serait enclin à le soutenir s'il ne se jetait pas dans une impasse historique majeure. Le ministre du Redressement productif s'arc-boute sur une vision issue de la révolution industrielle, celle de la permanence des industries du passé. Pour lui, l'avenir de l'emploi en France passe par la réouverture des mines et des hauts fourneaux. Par fonction, Arnaud Montebourg est l'homme du passif. Par conviction, il est l'homme du passé.

La transition écologique de l'économie française porte en elle des millions d'emplois que, depuis des années, par incapacité à changer de logiciel économique , nous refusons de créer.

Les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, le recyclage, la gestion durable des ressources naturelles ...autant de secteurs d ' avenir que le manque d'investissement chronique et la faiblesse de la recherche ne permettent pas de développer en France. L'Allemagne ,les Etats-Unis , la Chine , le Danemark sont les leaders de ce marché. Selon l'Union Européenne, les seuls secteurs des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique permettraient de créer cinq millions d'emplois d'ici à 2020.

La France est le pays des trains ratés. Le pays du Minitel contre Internet [...]. Nous ne devons plus l'accepter. Depuis trois mois, l'énergie du gouvernement est tout entière mobilisée sur le dossier PSA et, demain, le cas Renault. Et c' est normal, et c' est juste : il ne faut pas désespérer Aulnay. Mais cela ne se fera pas sans changer de politique en matière automobile .La France est le dernier pays , ou presque, à soutenir la motorisation diesel. Notre parc est un des plus diésélisés au monde.

L'enjeu de la conversion automobile est d'abord un enjeu de santé publique : 42 000 décès sont liés en France aux particules fines.

C'est ensuite un enjeu d'emploi : si les constructeurs français continuent de produire les mêmes véhicules, ils les vendront de moins en moins dans un marché européen en surcapacité et fermeront leurs usines.

C'est, enfin, un enjeu économique : nos véhicules s'exporteront mieux si nous abandonnons le diesel dont tant de pays ne veulent pas.

Le plan automobile du gouvernement, qui va dans le bon sens, n'assume pas l'impérieuse nécessité d'adapter la filière automobile française aux exigences du développement durable. La construction de véhicules sobres, de petite taille et à vitesse limitée, un système de bonus-malus écologique, la suppression de la niche fiscale qui subventionne le diesel, un programme ambitieux de recherches publiques et privées, une incitation à privilégier les transports collectifs notamment via leur gratuité pour les familles les plus modestes ... les pistes ne manquent pas. La volonté politique, si .

Lors de l'ouverture de la Conférence environnementale, le président de la République a beaucoup évoqué la nécessité de la transition écologique de notre économie. En clôture, le Premier ministre a pris, sur ce sujet, des engagements. Pour autant, l'impression persiste que tous, au sein du gouvernement, n'ont pas acté l'importance future de l'économie verte. L'éolien est une filière d'avenir. Le solaire aussi. [...]. Comme ne le sont pas les activités liées aux hydrocarbures et aux énergies fossiles.

Le combat que mènent les écologistes est un combat pour la planète, pour les ressources naturelles, pour les pays en développement et pour les peuples. C'est aussi, n'en déplaise aux libéraux imbéciles qui serinent qu' il n'est d'autre avenir que dans un productivisme outrancier et une finance dérégulée lesquels ont conduit le monde dans les crises où nous sommes, un combat pour l'emploi, pour l'économie et pour le travail pour tous . Alors, on peut faire le tour des murs de la vieille économie sept fois en soufflant dans les trompettes du TSCG, des industries polluantes et de la rigueur en espérant qu'ils se relèvent.

Ou nous pouvons faire un autre choix. L'économie verte n' est pas un luxe pour bobos. C'est l'avenir des travailleurs de ce pays, celui de nos industries et de nos PME, celui de nos exportations et de la recherche.

Libération - 1er octobre 2012

jeudi 27 septembre 2012

Pass Navigo : Les écologistes obtiennent un nouveau progrès

Depuis le 1er septembre 2012, les titulaires d'un pass Navigo ne seront plus limitées aux seules zones de leur abonnement le weekend. Une personne possédant un Pass Navigo pourra ainsi se rendre en transport dans toutes les gares RER et métro du réseau, sans débourser le moindre centime supplémentaire. Cela permet aussi bien à des habitants de la banlieue parisienne de se rendre à Paris pour leurs loisirs qu’à des parisiens de faire une escapade dans nos territoires ruraux.

Cette mesure portée par les élus régionaux d’Europe Écologie Les Verts est dans la continuité d’une politique des transports novatrice, qui vise à rendre les transports en commun plus attractifs. Les conséquences seront bénéfiques pour tous : moins de bouchons pour les automobilistes et moins de pollutions.

Sur le plan financier, les avantages sont importants pour les habitants de notre territoire dont les dépenses de transport pèsent sur le budget, et bien plus significatifs que la baisse du prix du litre d’essence de quelques centimes pendant trois mois.

Cette mesure s’inscrit dans une dynamique de changement dans les transports en commun d’Ile de France. En juillet 2011, la suppression de la zone 6 a permis aux voyageurs de bout de ligne RER de faire des économies substantielles. Avec le dézonage du Pass Navigo le week-end, une nouvelle étape est franchie. L’objectif pour 2013 est le tarif unique du Pass Navigo sur l’ensemble de la région, afin que le financement de nos transports en commun soit mieux réparti, et en particulier qu’il pèse moins sur des usagers qui réalisent de grands trajets, souvent contraints par le coût du logement qui croît lorsqu’on se rapproche de la capitale.

Le Conseil départemental d’EELV 91, réunit le 19 septembre, à Dourdan, se réjouit de cette mesure autant environnementale que sociale et économique, qui participe à la réduction de la pollution de notre département, à l’équité sociale en termes de financement de nos transports régionaux, à la solidarité régionale et à l’amélioration des conditions de vie en permettant de faire des économies.

Jean-Patrick Le Duc
pour Europe Écologie-Les Verts 91

mercredi 26 septembre 2012

AG 21 : les Ulis ne sont pas sur une autre planète


Déclaration d’Europe Écologie-Les Verts en Conseil municipal des Ulis
Par Bruno BOMBLED
24 Septembre 2012

"Une fois n'est pas coutume nous allons nous permettre de citer un premier ministre en exercice : « Le constat est sans appel : les ressources naturelles s’épuisent, la biodiversité recule, les émissions de gaz à effet de serre se concentrent, la qualité de l’eau et de l’air se dégrade », a déclaré le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault lors de la conférence environnementale de ce mois-ci.

Hum qu'il est bon d'entendre, de la bouche de personnes autres qu'écologistes, ce que nous disons et clamons depuis des dizaines et des dizaines d'années. Ne boudons pas notre plaisir car visiblement notre gouvernement est au courant et ne peut plus dire qu'il ne savait pas. Prenons-le au mot et jugeons-le sur ses actes !

Ne boudons pas notre plaisir mais que d'énergie dépensée pour en arriver là, que de temps perdu ! Qu'il est difficile d'avoir raison avant les autres car nous apparaissons oiseaux de mauvais augure et comme il serait bon d'avoir tort, car nous n'aurions pas le risque du changement climatique, nous n'aurions pas la crise énergétique qui nous pend au nez. Mais il se trouve que les écologistes ont toujours eu raison sur les alertes lancées comme viennent encore de nous le confirmer les résultats effarants des effets des OGM, dévoilés cette semaine ou bien encore les observations de fonte de la banquise qui vont au-delà des prévisions scientifiques.

Tout s'accélère et notre humanité avance à pas de tortues.

Tout s'accélère et nous ne faisons pas ce qu'il faut pour nous sauver nous-même comme le montre l'étude du cabinet TEC (Tourisme Environnement Consultants) qui a simulé auprès d'un échantillon de ménages le passage vers un mode de vie plus sobre en carbone et analysé les arbitrages micro-économiques et les facteurs socio-culturels activant ou freinant la transition. Les personnes interrogées parviennent à se projeter dans un imaginaire bas carbone, mais choisissent prioritairement des mesures associées au logement et à l'alimentation, alors que les transports arrivent en dernier : le renoncement au transport aérien reste difficile, l'avion étant encore un vrai marqueur social. Les ménages préfèrent picorer en éteignant les appareils électroniques ou en utilisant moins d'emballage, bref ils consentent à de nombreux petits choix plutôt qu'ils ne renoncent aux comportements les plus émetteurs.

Et il en est de même pour les collectivités.

Il en est de même et pourtant il nous faut accélérer si nous souhaitons durer. C'est, nous l’espérons, le signal que nous adressons aujourd'hui, par le vote de notre premier plan d'actions coordonnées agendas 21 où nous montrons notre volonté d'agir. Mais ce vote ne doit pas être perçu comme la fin d'un long processus, mais bel et bien comme une première étape. Une première étape qu'il est bon de saluer. Qu'il est bon de saluer à sa juste valeur, c'est à dire comme un vrai commencement. Comme un échauffement avant le long sprint qui nous mènera, si nous le voulons, vers une ville durable. Les événements s'accélèrent, l’énergie ne cessera plus d'augmenter, la biodiversité est en chute libre (En 2008 une espèce de mammifère sur quatre était en danger de disparition, d’après la Liste Rouge de l’UICN) fragilisant ainsi la chaîne alimentaire ou nous faisant perdre de potentielles molécules pharmaceutiques, le climat se dérègle plus vite que prévu ... Et les Ulis ne sont pas sur une autre planète. Nous aussi nous serons impactés, tôt ou tard, par toutes les maltraitances que nous infligeons à la Terre. Les premiers qui seront impactés seront ceux qui n’auront pas, qui n’ont déjà pas, les moyens de compenser les contraintes supplémentaires de coûts, de rareté ou de santé. C'est-à-dire, aux Ulis, les plus modestes de la population.

Il ne s’agit pas de vous culpabiliser. Il ne s’agit pas de nous accuser de tous les maux. Il ne s’agit pas de nous faire porter la totale responsabilité des problèmes qui se posent à notre planète et donc à nous en premier lieu. Non, il ne s’agit pas de cela. Il s’agit, à l’instar du colibri, de penser que nous avons tous notre part à accomplir sans toujours reporter, à un échelon plus haut, la capacité d’agir.

Aujourd'hui, en l'état actuel des choses, notre ville n'est pas durable il nous appartient donc de passer à la vitesse supérieure et d'entrer dans l'ère du recyclé, du recyclable, du réparable et du local, dans l'ère de la sobriété heureuse. Pour se faire, nous aurons immanquablement besoin d'un second plan d'actions encore plus ambitieux et nous aurons besoin de toutes les imaginations pour relever les défis que notre monde, hérité des générations passées, nous impose aujourd'hui et demain. Nous aurons besoin que ce plan soit une démarche partagée impliquant tous les acteurs de la démocratie participative. Puissions-nous faire que notre intelligence, qui a fait de nous, cet animal si faible, le prédateur ultime, nous inspire afin de permettre à notre humanité de durer sur une planète qui, avec ou sans nous, continuera sa course autour du soleil. Il est temps d'entendre les écologistes afin que la marche du vrai changement, qui s'imposera à nous, ne soit pas trop grande."

dimanche 23 septembre 2012

Pour le droit de vote des étrangers

EELV LES ULIS soutient le droit de vote des étrangers


Dans le journal Le Monde daté du mardi 18 septembre, le Ministre de l'Intérieur Manuel Valls a considéré que le droit de vote des étrangers aux élections locales n'était pas "une revendication forte dans la société française".

Cette revendication est pourtant une promesse du candidat François Hollande, plus précisément sa 50ème proposition de campagne. La peur du Front National ou la contrainte de la majorité des 3/5 au Congrès ou d'un référendum pour que cette loi puisse être mise en œuvre ne peut sans cesse servir d'argument pour que cette réforme nécessaire soit repoussée à la législature suivante ou considérée comme une revendication secondaire.

Visant à favoriser l’implication des étrangers non communautaires dans la vie publique et à renforcer leur intégration dans la communauté française, cette proposition doit trouver une concrétisation avant les élections municipales de 2014.

Au ULIS, un collectif d'associations a initié et réalisé en 2008, le vote citoyen comme dans de nombreuses villes et la participation ulissienne fut la plus importante de l'Essonne. L'ensemble de la majorité des Ulis dont le Parti Socialiste, Le parti Communiste Français & Europe Ecologie Les Verts- Les Ulis s'étaient joint à l'unanimité à cette démarche.

Europe Ecologie Les Verts- Les Ulis réaffirme son attachement à la citoyenneté de résidence et demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour que la loi constitutionnelle soit menée à terme avant l'été 2013.
Europe Ecologie Les Verts des Ulis interpelle les membres de la majorité municipale afin de rédiger ensemble une motion à l'attention du président du république afin de mettre en place le plus rapidement possible le droit de vote pour tous.


Etienne CHARRON
Pour EELV-Les Ulis

samedi 22 septembre 2012

EELV se prononce contre la ratification du traité européen

Le Conseil Fédéral d'EELV :

- Se prononce contre la ratification du TSCG, dont une lecture stricte ne répondra pas ne répondra pas durablement aux crises auxquelles est aujourd'hui confrontée l'Union européenne et constitue un obstacle à la transition écologique

- exprime le vœu que dans la préparation du budget 2013, l’objectif de réduction du déficit budgétaire à 3% soit différé

- mandate le Bureau exécutif pour engager des discussions avec le gouvernement et les autres formations politiques de la majorité pour déterminer avec elles un nouvel agenda européen de la France, dans le respect des propositions écologistes, visant à poursuivre et amplifier la réorientation de l'Union européenne. Le Bureau exécutif devra agir dans le cadre des orientations adoptées, en 2011, par le Parti Vert européen.

- recommande aux parlementaires écologistes de soutenir ces positions lors des débats et des votes au Parlement.

- soutient les mouvements sociaux européens de lutte contre l’austérité, en particulier l’alter Summit et les mobilisations appelées par la confédération européenne des syndicats.

- de contribuer à éclairer le débat européen en diffusant le texte du TSCG ainsi que les analyses que les écologistes en font, et en organisant dans les euro régions et les circonscriptions des débats publics très largement ouverts sur l’avenir de l’Europe.”

Pour : 77 ; Contre : 24 ; blancs : 8

samedi 15 septembre 2012

Conférence environnementale, on avance !


Europe-Ecologie Les Verts salue les avancées qu’ont permis les débats entre les quelques trois cents participants de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre à Paris. Tant François Hollande, Président de la République que Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre, ont rappelé l’impératif de la transition écologique et énergétique pour notre pays et donné raison aux écologistes en affirmant que la crise économique et sociale que nous vivons ne se résoudrait pas sans cette perspective.

Une « feuille de route » de la transition écologique est fixée, avec des orientations claires et déjà quelques avancées concrètes à souligner : le refus d’autorisation de 7 permis de gaz de schiste ; la relance du débat sur la fiscalité écologique enlisé depuis l’abandon du projet de taxe carbone, avec la création d’un comité permanent sur le sujet ; l’affirmation de la Banque Publique d’Investissement comme banque de la transition écologique ; le lancement de deux nouveaux parcs éoliens off-shore ; la création d’une agence nationale de la biodiversité ; un plan de développement de l’agriculture biologique…

On aurait pu aller encore plus loin et annoncer la suppression de toutes les niches fiscales favorables à ceux qui polluent le plus (22 milliards d’euros minimum de recettes), un zéro artificialisation des sols, et des choix clairs sur l’arrêt impératif de certains grands projets d’infrastructures néfastes à l’environnement comme aux finances de notre pays, comme le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes.

Europe-Ecologie Les Verts prendra toute sa part dans l’action du gouvernement qui vient d’inscrire pour la première fois de l'histoire de ce pays la transition écologique comme priorité politique.

Cette conférence marque le début d’un processus crucial pour amorcer le changement… maintenant

Europe-écologie - Les verts





Madame la députée
Madame la maire
Mesdames et Messieurs les élus

La ville des Ulis a Intégré la Culture comme un axe indispensable au projet municipal de 2008, condition sine qua non pour reconquérir et garder la confiance des citoyens et dynamiser ce mieux vivre-ensemble ébranlé par la mondialisation culturelle.

En s'appuyant sur des valeurs de diversité, d'économie sociale et solidaire et d'éducation populaire.

La ville des Ulis vous propose cette année encore, une programmation diversifiée et accessible à tous et pour tous.

Cette politique culturelle est accompagnée d’une politique tarifaire adaptée aux budgets familiaux.

En effet, L’accès à l'art et la culture est un droit fondamental qui contribue à la formation du citoyen, garant de la démocratie.

La culture ne se réduit pas à sa dimension artistique mais englobe tout ce qui permet aux individus d'appréhender le monde et les rapports sociaux, d'agir individuellement et collectivement pour mieux se situer par rapport à une mémoire commune.

La programmation que nous proposons sont des spectacles tournés :
  • Vers la famille et la petite enfance, des spectacles et des ateliers sont proposés dans les structures municipales (MPT, crèches) de la ville,
  • Vers les établissements scolaires, malgré les diminutions de subvention de l'état décidé par le gouvernement précédent, cette année une forte diminution de la subvention de l'état en direction des actions artistiques en milieu scolaire nous inquiète. Néanmoins avec les élus du conseil municipal nous poursuivons une politique d'éducation artistique culturelle en direction des écoles primaires, collèges et lycée de la ville, nous ne renonçons pas à ce droit fondamental tout en espérant cependant même face à crise économique un changement d'orientation de l'état.
  • Vers des rencontres et des ateliers seront proposés en lien avec la programmation, comme le dispositif « Lumières de scène » qui se déroulera au foyer de l'Espace culturel Boris Vian. Ces ateliers et ces rencontres sont des véritables moments d'échanges et d'apprentissage de la connaissance du spectacle vivant.
  • Vers le soutien à la création, comme chaque année avec l'accueil de compagnie en résidence sur le plateau du théâtre ou sur la ville.
  • Vers le soutien aux jeunes artistes de la ville : première partie de spectacle, ateliers, résidence,dispositifs Coup de Pouce, accès au studio de répétions des Amonts.

2013 sera aussi l'année de l'entrée de la ville des Ulis dans la Communauté d'Agglomérations du Plateau de Saclay. La politique culturelle, reste une compétence communale mais un travail collectif avec les maires adjoints à la culture de la Caps a d’ores et déjà commencé pour engager des projets qui permettent une mutualisation des outils et un travail en réseau.
En ce début de saison je tenais à remercier le élus conseil municipal, le Groupe 3.5.81 pour cette magnifique progammation qu'il nous propose, les artistes en résidence sur la ville (Farid Boudjellal, Fouad Boussouf, de la compagnie Massala, Grodasch & Insa Sané ainsi que les directions de la jeunesse, de l’animation, de la vie associative,de l’éducation et des affaires culturelles , les intermittents et les vacataires qui ensemble apportent un souffle toujours renouvelé à la programmation.

A votre écoute, ils font un travail formidable, vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre au théâtre, sans eux et sans vous rien ne serait possible.

Avec le maire et l’équipe municipale, nous vous souhaitons une magnifique saison culturelle inattendue.

Et pour conclure, Lachez vos Ecrans, Venez voir du Vivant à l'Espace Culturel Boris Vian !

Etienne Charron
Maire Adjoint à la culture

mercredi 11 juillet 2012

9 juillet 2012 : Un nouveau maire aux Ulis, déclaration du groupe Europe Ecologie-Les Verts des Ulis

Bruno BOMBLED, Hasnaa ERAISS et Etienne CHARRON 
au Conseil Municipal du 9 Juillet 2012

Madame la maire,

Mesdames, Messieurs les élus

Mesdames, Messieurs

En 2008, Maud OLIVIER tu as conduis une majorité municipale diverse. Aux anciens élus, tu as associé une nouvelle génération d’élus qui elle est née avec LES ULIS et qui a apporté à notre ville un nouveau dynamisme. Tu t’es battue pour modifier les mentalités. Tu as délégué les pouvoirs jusqu’à mettre en place les outils de la démocratie participative.

Des élus de l'équipe sortante, à tes côtés nous ont montrés la détermination et que le rôle de l’élu est aussi de savoir trancher et prendre ses responsabilités.

Oui, mais nous aurions aimé plus. Nous savons que les enjeux écologiques à venir vont peser avant tout sur les populations les plus faibles.

Oui nous souhaiterions une diminution de l’impact écologique de la ville précise et ambitieuse.

Oui, nous voudrions que LES ULIS devienne une ville exemplaire en termes de développement durable.

Nous savons qu’il y a beaucoup encore à faire pour allier dans notre ville, un environnement agréable, paisible et créatif. Alliant les générations, regroupant les résidences, les entreprises et les habitants.

Le groupe des élus socialistes de la ville des ULIS, à la suite à la démission de Maud OLIVIER nous propose aujourd’hui que Sonia DAHOU prenne la place de maire de la ville.

Pourquoi Sonia Dahou ? Que nous dis le groupe socialiste ?

« C'est que le moment est venu de passer le flambeau. Aux anciens de passer la main, d'être les supporters de la génération suivante. Maud prouve 3 choses 1. le non cumul des mandats, 2 le passage de relais et 3 le respect de l'accord de l'union de la gauche et des écologistes passé en 2008. »

Maud nous a donné sa confiance, nous avons gagné la municipalité par un programme commun, nous avons renouvelé la vision de la ville, vous nous avez appris les contraintes, nous avons appris l'importance des services, nous avons fait de vraies avancées dans la concertation de la population.

Maud nous a fait comprendre que nous défendons un bouleversement dans les mentalités et que nous ne pouvons pas changer tout d'un coup. Qu'il faut savoir arbitrer en insufflant un peu plus à chaque fois les valeurs défendues, que ce soit la discrimination et la misogynie sociétales ou la nécessité d'une transformation écologique de la société. »

Sonia DAHOU représente cette nouvelle dynamique. C’est elle qui a coordonné la création des différents conseils et outils de démocratie participative. Il faut maintenant que ces outils fonctionnent prennent leur place. Sonia tu as toujours travaillé dans l’écoute et le respect. Nous savons, à l’instar des politiques de la jeunesse et des sports, que la démarche participative fonctionne.

Ce soir, les ULIS gagnent 2 femmes, une député et une maire. Nous respectons donc notre engagement de renouveler la vie politique aux ULIS. Nous priorisons la démocratie participative sur un programme commun sur les choix traditionnels. Nous renouvelons donc ce soir notre confiance à la majorité municipale en donnant notre vote à Sonia DAHOU.

Sonia, sois assurée de notre grande motivation à travailler avec toi et à défendre cette démocratie participative à laquelle tu tiens tant.

EELV LES ULIS

vendredi 29 juin 2012

Motion EELV sur l'immigration

EELV - CONSEIL FEDERAL, 23 & 24 juin 2012, Paris


POUR UNE POLITIQUE DE L'IMMIGRATION CONFORME AU RESPECT DES DROITS FONDAMENTAUX

Attendu :
– La motion adoptée à l'unanimité au Conseil Fédéral des 19 et 20 novembre 2011 (décision CF-11-095) portant les valeurs d'une autre politique de l'immigration notamment :

1 - la nécessité de procéder en continu à la régularisation de la situation administrative des étranger-e-s présent-e-s sur notre territoire, de ne pas accepter l'arbitraire et les disparités de pratiques entre les Préfectures ;

2 - le nécessaire respect des droits fondamentaux, qui passe par le transfert des directions ministérielles concernant les étrangers du ministère de l’intérieur vers le ministère des affaires étrangères, la dépénalisation du séjour irrégulier, la fermeture des centres de rétention administratifs et l’abrogation du délit de solidarité ;

3 - l’extension du droit à l’entrée et séjour, pour aller vers la liberté de circulation et d’installation, et une véritable mise en œuvre du droit à vivre en famille et à la vie privée, qui nécessite en particulier des titres de séjour de longue durée (3 puis 10 ans et un titre de résident permanent) automatiquement renouvelés, l’unification des visas et la motivation des refus.

– La motion votée au CF de 7 et 8 Mai 2012 déclarant :

« Le Conseil fédéral d’EELV décide que la participation de ministres écologistes au gouvernement s’appuiera sur l’engagement de respect de l’accord passé entre EELV et le PS, qui permet l’existence d’un groupe parlementaire écologiste à l’Assemblée nationale, et des responsabilités importantes par rapport à la transformation écologique de la société et la justice sociale visant notamment les objectifs suivants ; ...»

Motion :

Le Conseil fédéral d’EELV réuni les 23 et 24 juin 2012 rappelle la position du parti résumé dans la motion des 19 et 20 Novembre 2011,

précise : « la nécessité de procéder en continu à la régularisation de la situation administrative des étranger-e-s présent-e-s sur notre territoire » s'entend une fois apurée la situation laissée par le gouvernement Sarkozy-Hortefeux-Guéant.

En conséquence, en début de législature une loi de régularisation de tous les sans papiers doit être promulguée pour satisfaire aux conditions de liberté de circulation et au respect des droits humains, consacrés par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

déclare : la participation de ministres écologistes au gouvernement et l’existence d’un groupe parlementaire écologiste à l’Assemblée nationale doivent permettre d'avancer vers une politique migratoire conforme aux engagements internationaux de la France sociale .

Cette politique migratoire s'appuie sur une vision ouverte, solidaire et responsable, inscrivant la mobilité dans une démarche globale de lutte contre les inégalités et favorisant la satisfaction des besoins fondamentaux. C'est d'ailleurs l'approche prônée en 2009 par le rapport sur le développement humain du PNUD intitulé «Lever les barrières».

EELV s’associe aux signataires de la lettre ouverte à François Hollande : « Pour une nouvelle politique à l’égard des immigrés ».

Unanimité pour.

samedi 23 juin 2012

Dire "non" à l'étalement Urbain cela concerne aussi les Ulis.

A l'heure du nécessaire changement de paradigmes pour nos sociétés consuméristes à bout de souffle, le groupe Europe Ecologie-Les Verts des Ulis propose une alternative réaliste au toujours plus de béton qu'implique la vision actuelle de l'aménagement du territoire.

Dans un premier temps nous approuvons le transfert du projet de l'EHPAD, du parc sud vers le centre ville, dans un esprit de mixité générationnelle et de densification de l'habitat. De plus et cela n'est pas négligeable, la localisation, près du centre ville, rompra l'exclusion des futurs habitants de l’établissement spécialisé alors même qu'ils seront en situation médicale fragile.

Dans un second temps nous appelons à une redynamisation du Parc d'activité de Courtaboeuf par l'implantation, dans les très nombreux locaux libres, de PME vertes, aux emplois durables et non délocalisables plutôt que la construction, permanente, d'autres bâtiments sur les terrains agricoles et naturels.

Nous appelons donc nos partenaires à montrer l'exemple et à refuser, dorénavant, tout étalement urbain en commençant par protéger le Parc Sud de toutes constructions nouvelles, puis en le renaturant pour le plus grand bénéfice des Ulissiens qui y trouveront-là un second poumon verts. Enfin nous appelons de nos vœux qu'y soit aménagé une vaste zone de maraichage bio, à destination des 1600 repas servis, par jours, dans nos écoles primaires et maternelles.

Définitivement, les emplois et l'aménagement qui préservent notre environnement et notre futur sont bel et bien dans cette vision résolument moderne, optimiste, et durable.

Europe Ecologie-Les verts - Les Ulis

vendredi 15 juin 2012

Aux Ulis, les élus EELV ne sont pas des figurants.

Réponse d'EELV-Les Ulis à Mr Hocquard, candidat UMP sur la 5ème circonscription de l’Essonne.

"Monsieur Hocquard

Rappelons un peu l'histoire de la politique de la ville des Ulis : Pendant près de 30 ans la ville à été dirigée par Mr Loridant qui y a fait de belles et bonnes choses, tant au niveau social qu'au niveau économique mais rien ne prenait en compte, dans l’action locale, les défis environnementaux globaux, rien ne pouvait faire penser que les Ulis s'étaient engagés dans un véritable Développement Durable. Ainsi, après tant d'années de mandat, il était temps, pour la ville et ses habitants, de trouver un second souffle et c'est ce que les électeurs nous ont confirmé en donnant leurs voix à la liste de la Gauche Unie, menée par Maud Olivier en 2008. A l'époque les écologistes ne s’y sont pas trompés et sont venus construire, avec le PCF, LO et le PS, cet espoir de changement incarné, maintenant, au plus haut sommet de l’état, par François Hollande.

Aujourd'hui vous nous permettez, Mr Hocquard, de faire un bilan public de notre action et de notre positionnement au sein de la majorité municipale des Ulis, soyez-en remercié. Dans un premier temps permettez nous de vous dire que nous ne regrettons pas notre choix, tant notre influence est nette même si nous n'avions pas la prétention de croire que notre arrivée ferait de nos partenaires, des écologistes immédiatement convaincus, ils sont bien trop intelligents pour ne pas croire sans réfléchir. L'écologie est l'école de la pédagogie et de la patience, nous le savons et nous agissons, argumentons, négocions, assumons sans jamais nous lasser, avec encore et toujours le prisme de l’écologie comme ligne de conduite. Jamais nous n’en dévions, soyez-en rassuré. Aujourd'hui, force est de constater, que notre parole, pas toujours alignée sur celle de nos partenaires, est écoutée et est prise en compte … même si nous aimerions, devant les urgences environnementales, climatiques et énergétiques qui se profilent devant nous et qui toucherons, en premier lieu, les plus faibles d'entre nous, que les choses aillent plus vite. L'écologie est bel et bien entrée dans les discussions, dans nos réflexions collectives et souvent dans nos décisions municipales alors que, jusqu'alors, l'idée même d'écologie n'effleurait pas la municipalité. Aujourd'hui la majorité des Ulis a pleinement intégré les principes du Développement Durable et tente d'allier, à part égale et dans le contexte de crise systémique dans laquelle les politiques libérales et capitalistes nous ont enfoncé, l'économie, le social et l'environnement.

Ainsi donc, NON monsieur Hocquard, les élus EELV ne sont pas des figurants, ils participent à toutes les décisions après avoir exposés leur points de vue. Maud Olivier et la majorité municipale est pleinement engagée pour le développement durable. Maud Olivier est une des rares Maires à avoir œuvré pour un agenda 21, à avoir souhaité la création d’un Service Développement Durable, à avoir mis en place d'un bilan carbone etc..... Aux Ulis, il reste beaucoup à faire mais contrairement à d’autres, l’environnement cela ne commence pas à bien faire !

Le 17 juin, n'ayez aucun doute,
EELV appelle tous nos concitoyens à voter
Maud Olivier !"

Étienne CHARRON
Maire Adjoint chargé de la Culture
EELV les Ulis

mardi 12 juin 2012

Législatives 2012 : haut les cœurs, la lutte se poursuit

Les résultats, pour nos deux candidats essonniens membres du Groupe Local EELV des 3 vallées, sont, respectivement, pour Marie-Pierre Digard et Michel Rouyer, de 4,93% et 4,97%. Objectivement, les résultats ne sont pas à la hauteur de l’énergie que notre candidate, notre candidat et tous les militants ont dépensé pour faire grandir, dans l’opinion, les idées écologistes. Résultats pas à la hauteur de l'importance de cette élection même si l'on note une progression du nombre d’électeurs au niveau national (845 884 votant en 2007 contre 1 418 141 en 2012) et une hausse de deux points aux Ulis. Aussi, je voudrais remercier tout le monde pour le formidable travail de terrain (collages, boitages, tractages, réunions et porte-à-porte) qui a été fait, pour cette campagne positive, amicale, véritablement motivante et faite avec le cœur.

Cependant nous n’échapperons pas à une remise en cause de nos stratégies collectives locales, départementales et nationales, de nos manières de désigner et de diriger, car ces législatives médiocres, au niveau national, suivant des présidentielles pitoyables ont montré l’inefficacité du système mis en place. Plusieurs pistes : plus d’écoute et prise en compte de l’avis des militants de terrain, s’appuyer sur la com’ car nous sommes dans un monde d’images et non d’intellectualisme, s’approprier tous les sujets de la société sans jamais oublier notre prisme écolo… la liste est ouverte.

Aujourd’hui notre lendemain n’est pas chantant mais cela ne doit pas nous arrêter. Nous nous devons de nous relancer de plus belle car visiblement le travail d’explications, d’alerte et de transformation n’est pas terminé, nous avons aujourd’hui encore plus qu’hier, besoin de la mobilisation de tous afin de prendre des responsabilités, d’être visible sur le terrain, de proposer des écrits originaux, d’être novateurs et écolo social et solidaire.

Pour l'heure nous nous devons de faire barrage à la droite et donner une majorité à François Hollande, il nous faut donc être tous derrière Maud Olivier au second tour dans la 5ème circo de l'Essonne. Toute la Gauche se doit d'être unie, pas une voix écolo ne doit manquer à Maud ... et pas une seule lueur de vigilance écolo ne doit s'éteindre, quand la Gauche sera majoritaire à l'assemblé, afin de réfréner la culture bâtisseuse et productiviste de nos camarades socialistes pour ne pas ajouter, à la crise économique, la crise écologique qui pointe pourtant son nez. La vigilance écolo se devra de pousser pour que les décisions orientent enfin notre monde vers plus de décroissance et de sobriété heureuse, de lutte contre l'expansion urbaine afin de préserver ce qui nous fait vivre … la nature, d’agricultures saines tant pour les Hommes que pour l’environnement, de prise de conscience par rapport à l'après pétrole, de lutte et d’adaptation aux changements climatiques, de préservation des équilibres biologiques ... vers un monde durable et pacifique.

Alors on ne lâche rien, on reste mobilisé car les défis, climatiques, biologiques, industriels, énergétiques, agricoles, culturels et humains nécessitent que nous soyons, nous les écologistes, encore et toujours présents.

Encore bravo à tous et haut les cœurs !

Bruno BOMBLED
Responsable du Groupe Local
EELV des 3 Vallées & 2 plateaux

jeudi 7 juin 2012

Plateau de Saclay : Agriculture, métro, et cohabitation

Ce mardi 5 juin, une réunion publique s’est tenue à la mairie de Saclay, sous la présidence de Marie-Pierre Digard, candidate "Europe Écologie – Les Verts" dans la 5ème circonscription de l'Essonne, avec pour objet initial un sujet qui mobilise fortement les habitants du Plateau de Saclay : "Agriculture et métro, la cohabitation est elle possible ?".

Le volet "Agriculture" du débat n’a pu être développé en raison de l’absence pour force majeure de François Lerique (ancien président de l’AMAP "les jardins de Cérès"), mais cette problématique était déjà bien connue de par l’unanimité des prises de position de tous bords, bien relayées par les médias locaux.

Par contre le volet "Métro" a fait l’objet d’une intervention détaillée de Pierre Serne, (vice président du Conseil Régional en charge des transports).

Entendons-le : depuis le protocole d’accord entre l’Etat et la Région Ile de France, la fusion entre leurs deux projets concurrents pour créer le "Grand Paris Express", (circuit ovale barré ceinturant la capitale), est d’une utilité incontestable.

Même si certains tronçons auraient pu être traités de façon moins coûteuse, les lignes bleues et rouge desservent des bassins d’habitation et d’emploi très denses. Mais il lui apparaît que la ligne verte du Plateau est déconnectée des urgences et préoccupations des franciliens.

Les relations ne sont pas simples entre la "Société du Grand Paris" (SGP, établissement public étatique chargé de la réalisation du réseau) et le "Syndicat des Transports d’Ile de France" (STIF, établissement public administratif chargé de l’exploitation). Le STIF est l’émanation des collectivités territoriales depuis la loi de décentralisation de juillet 2005, mais La SGP, créée par la loi Grand Paris de juin 2010, a redonné à l’Etat un pouvoir régional. Expression d’un conflit politique qui n’a fait que freiner la Région dans son effort d’amélioration des transports.

Les financements relatifs aux missions sont de sources différentes, voire interpénétrées (cf protocole d’accord Etat/Région précité). En résumé, la SGP est dotée d’effectifs généreux (presque le double des 160 agents du STIF) qui effectuent le lobbying auprès des élus. Qui ne veut pas inaugurer sa station de métro ? Où il veut, et tant pis si la connexion aux autres transports radiaux est plus problématique, elle est à la charge du STIF ! La SGP n’en est qu’à la préfiguration du réseau, et accumule à ce jour le produit des taxes dédiées, pendant que le STIF peine à entretenir l’existant. En particulier les RER B et C qui concernent la région de l’OIN, et surtout la ligne A, qui est la plus chargée d’Europe (1,2 millions de voyageurs par jour).

Alors la ligne verte du métro apparaît comme un luxe au détriment de toute la Région IdF : 4,5 milliards d’euros, pas encore budgétés, pour seulement 5.000 voyageurs par heure de pointe, 20.000 par jour. Avec cette somme, le STIF trouverait de quoi résoudre tous ses problèmes (lignes à moderniser, tunnels à agrandir, matériel à remplacer). Il pourrait remplacer ce métro du Plateau par un bus BHNS (Bus à Haute Densité de Service), 20 fois moins cher, et tout à fait adapté au flux. Et aussi créer des liaisons modernes entre le Plateau et les vallées desservies par les RER.

Ou alors c’est que masquée, l’urbanisation massive guette. Le Schéma de Développement Territorial (SDT) de Etablissement Public Paris Saclay (EPPS, autre création étatique de la loi Grand Paris) ne prévoit il pas (page 75) jusqu’à globalement 8.000 logements par an sur les 49 communes de l’OIN (Opération d’Intérêt National), soit le doublement en 30 ans de la population de cette région ?

Marie-Pierre Digard remet également en cause l’ampleur et la centralisation de l’opération Campus. Les seuls emplois crées seront le fait d’entreprises "start up" du "cluster", mais combien sur l’ensemble ? Car tous les autres, à volume constant en Ile de France, seront des emplois déplacés, avec leurs tracas de déplacement, de logement, ou de précarité.

C’est vrai que le rassemblement d’Etablissements d’Enseignement Supérieur (ENSTA, Mines, Centrale, ENS Cachan …) peut sembler séduisant et les responsables d’établissement acteurs de la Fondation de Coopération Scientifique ont signé pour rejoindre Polytechnique et Supélec. Qu’en pensent la majorité de leurs enseignants, employés, et élèves ? La mutualisation d’équipements lourds de recherche est bien sûr souhaitable, mais Agro Paris Tech Grignon a-t-elle besoin du diffuseur neutronique Soleil au point de laisser ses champs expérimentaux à 30 km ? Ne semble t’il pas absurde aussi de déplacer l’université Paris Sud d’Orsay de 3 km en l’éloignant de sa station RER pour la rapprocher d’un métro hypothétique dans 15 ans ? A moins que l’attraction du foncier libéré dans des sites très prisés ne soit visée pour financer en partie le jeu de taquin …

A notre époque, la communication entre scientifiques n’a pas besoin d’une cafeteria commune pour se réunir. La synergie est plus fonction d’une souplesse des gouvernances que de la proximité géographique. Le précédent gouvernement s’y est d’ailleurs frotté avec Polytechnique.

Un millier de participants aurait manifesté le samedi 12 mai à l’initiative du collectif "Enterrez le Métro". Avec en tête, les candidats UMP et PS.

Mais pas EELV, Pierre Serne nous dit pourquoi :

Pour lui, la meilleure façon de supprimer les nuisances, ce n’est pas d’accepter le métro et de l’enfouir, mais c’est le projet lui-même qu’il faut "enterrer".

En croyant que l’essentiel était déjà joué, une bonne partie des manifestants s’est fait enrôler insidieusement derrière la bannière des héritiers des grands projets spectaculaires (les abattoirs de la Villette, le France, le Concorde), dont les slogans ("Silicon Valley", "visibilité mondiale", "développement", "croissance") frappent les esprits et les vanités.

Pour EE-LV, l’OIN n’est pas qu'une invention du dernier Président, elle a été décrétée avant lui par Dominique de Villepin, car elle traîne dans les rêves des technocrates depuis 40 ans. Cet état d’esprit d’un autre âge subsiste dans les partis dits "de gouvernement", qui ne se posent plus la question de refaire la donne, vu "l’énergie déjà dépensée". Et qui sait si ceux qui en ont été frustrés ne sont pas tentés par la gouvernance d’un "grand machin", l’EPPS ou la SGP ?

A l’instar de nombreuses associations environnementales, et des cahiers d’acteurs de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), les "Verts" du Plateau ont affirmé leurs positions : vraiment contre le gaspillage des deniers publics, absolument contre la ligne de métro pernicieuse, et judicieusement pour la qualité de vie des citoyens. De quelque couleur que soient les couleuvres, Marie-Pierre Digard et Fabienne Elbaz les lèvent, elles ne les avaleront pas. Elles sont armées pour pouvoir défendre ces positions à l’Assemblée Nationale.

Texte : Meunier Michel (http://www.monsaclay.fr/)
Photo : Claude Gallas