vendredi 2 décembre 2011

Non au bétonnage du plateau de Saclay, oui à une agriculture de proximité.

Contre le bétonnage du Plateau de Saclay et pour une agriculture de proximité, Europe Écologie Les Verts (EELV) invite instamment l’Etablissement Public Paris-Saclay (EPPS) à revoir largement sa copie telle qu’il avait prévu de la présenter ce 7 décembre en Conseil d’administration

Soucieux de la préservation des terres agricoles, EELV a recensé les erreurs (parc urbain défini comme agricole à Palaiseau) et les aberrations (extension d’une centaine d’hectares du centre Renault et création de délaissés agricoles au-dessus du site classé de la Bièvre) de la carte proposée en juillet par l’EPPS qui sacrifie allègrement de nombreux hectares cultivés.

Elle a d’ailleurs suscité nombre d’avis défavorables des collectivités concernées qui ne peuvent y voir une garantie de la pérennité de l’activité agricole.

La sanctuarisation d’espaces agricoles est dans la ligne du Grenelle de l’environnement. Il s’agit, à présent, de respecter au moins et non pas au plus les 2 300 hectares de terres consacrées à l’activité agricole. L’EPPS doit avoir une approche de recensement de surface agricole utile et non pas une approche purement cadastrale.

Une agriculture périurbaine devient d’utilité publique, à l’heure d’un pétrole cher et d’une autonomie alimentaire pour l’île de France équivalente à deux jours.

EELV encourage les citoyens à intervenir lors de l’enquête publique qui aura lieu début 2012 pour l’avenir et l’aménagement harmonieux et concerté du Plateau de Saclay.

Ainsi, avec tous les acteurs, élus et usagers du plateau de Saclay (agriculteurs, chercheurs, habitants, salariés, éco-entrepreneurs,...), EELV propose :
  • La reconnaissance de l’agriculture comme activité économique à part entière
  • La garantie de ses conditions d’existence et d’évolution 
  • Une extension supérieure d’une centaine d’hectare au projet actuel notamment au Nord 
  • Le maintien d’une continuité écologique et agricole évitant les délaissés 
  • La conservation et la restauration du réseau hydraulique du Plateau 
  • La préservation des zones naturelles limitrophes pour une trame verte 
  • Le développement harmonieux et concerté de la région 
  • Le respect de la volonté des élus et des populations concernée


dimanche 23 octobre 2011

Menace sur le programme d’aide alimentaire aux plus démunis

Les élus des Ulis en appellent au Gouvernement et aux instances européennes

A l’occasion du Conseil municipal du 20 octobre 2011, les élus des Ulis ont fermement dénoncé, à travers une motion, la suppression annoncée du Programme Européen d’Aide aux Plus Démunis (PEAD).

Suite à l’appel de l’association des Restos du Cœur par son fondateur, Coluche, Jacques Delors, alors Président de la Commission Européenne, avait été convaincu par la nécessité de mettre en œuvre le Programme Européen d’Aide aux Plus Démunis (PEAD).

Ce programme, mis en place en 1987 et jugé légitimement comme une avancée indispensable, permettait l’utilisation des surplus agricoles. En effet, le droit de s’alimenter est un droit fondamental.

Lors du dernier Conseil Européen, six pays (l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la République Tchèque, la Suède, le Danemark et les Pays Bas) se sont dit réfractaires à ce programme, jugeant que le dispositif semble dénaturé à notre époque. Ils évoquent la disparition des excédents agricoles et estiment qu’il revient aux Etats de financer ces mesures et non le budget européen.

Si la position de ces six pays ne venaient pas à être infléchie et ce malgré les interventions des Etats partisans (ils sont 19) mais aussi des ONG, sa suppression ou sa réduction serait une véritable catastrophe alimentaire à l’échelle du continent.

La crise économique et sociale qui sévit depuis 2008, accroît sensiblement les populations fragiles et donc le recours aux aides déployées, notamment par le biais des associations telles que les restos du cœur, les banques alimentaires, la Croix rouge.

Notez qu’une remise en cause du PEAD, concrètement équivaut à un recul net des subventions versées, pour les associations caritatives citées précédemment, elles passeraient de 78 millions à 15,9 millions d’euros. Cela équivaut à 130 millions de repas en moins distribués.

La France s’avère être le troisième pays bénéficiaire avec près de 4 millions de personnes bénéficiant de ces aides. L’arrêt de ce programme aurait donc des incidences désastreuses dans notre pays.

Aux Ulis, nous ne serons pas épargnés puisque nos associations locales telles que Epicerie Sociale, qui compte une augmentation de 30% de demande en un an, puis le Secours Catholique, le Secours Populaire émettent déjà de vives inquiétudes face à ce recul.

C’est pourquoi, la majorité municipale condamne la remise en cause du Programme d’aide alimentaire aux plus démunis et demande au gouvernement français ainsi qu’aux instances européennes de tout faire pour le sauver et le pérenniser.

Nous appelons à nous souvenir que l’Union Européenne doit demeurer l’Union basée sur la solidarité et l’entraide. Le message qu’elle adresserait aux 500 millions d’Européens serait un terrible recul si elle venait à le supprimer.

lundi 10 octobre 2011

Je ne vois aucune raison de rassurer les marchés.

Pas un jour ne passe sans que l'on entende l'injonction selon laquelle « les politiques doivent rassurer les marchés ». Mais que font les marchés pour rassurer les politiques ? En tant que responsable politique, les marchés financiers sont pour moi une source d'inquiétude considérable et le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne font rien pour me rassurer.

Le scandale d'UBS, dans lequel un trader est soupçonné d'avoir fait perdre à son employeur deux milliards de dollars, montre une fois encore que les banques n'ont en rien tiré les leçons de la crise. Le contrôle des risques en interne est toujours aussi laxiste et les produits financiers capables de multiplier la prise de risque, et donc les profits potentiels, toujours aussi populaires auprès des traders. Pas de quoi me rassurer.

Les économistes montrent que la Grèce est un cas à part dans la zone euro. Que les fondamentaux économiques du Portugal, de l'Espagne ou de l'Italie n'ont rien à voir. La dette publique espagnole est de 65% du PIB quand la dette grecque dépasse les 150%. Le déficit de la balance commerciale italienne représente moins de 2% du PIB quand celui de la Grèce est de 12%.

Mais, me répond-on dans les milieux financiers, vu d'une salle de marché de New York ou de Singapour, les pays de l'Europe du Sud forment un même ensemble qui nourrit la contagion. Alors, pourquoi disposer de statistiques économiques pour évaluer au mieux la situation si les traders ne se penchent pas dessus et font régner une terreur injustifiée sur les gouvernements ? Et je ne vois aucun changement d'attitude sur les marchés qui puissent me rassurer.

Depuis la crise de 2008, rien n'a changé

Le lobbying massif de l'industrie financière contre tous les projets de réglementation aux Etats Unis comme en Europe nuit considérablement à la stabilité du système financier. Les banques évoquent toujours leur rôle dans le financement de l'économie mais elles défendent le trading de haute fréquence, ces ordres passés par des machines pour des durées inférieures à la seconde, qui dénature la fonction initiale des marchés de capitaux qui est de financer l'économie.

Les banques critiquent le « système bancaire de l'ombre » mais elles ont défendu les « hedge funds » (fonds spéculatifs) quand l'Europe a voulu encadrer leur activité en 2010 car elles en sont les premiers financeurs via leur activité de « prime brokerage ».

Les banques demandent publiquement aux Etats de réduire leur déficit public mais elles organisent une évasion fiscale massive via les paradis fiscaux et le secret bancaire, dont le coût pour la collectivité est considérable. Rien qu'en France le manque à gagner liée à l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux est évaluée entre 30 et 40 milliards d'euros chaque année. Depuis la crise de 2008, rien n'a changé et les banques ont perdu toute crédibilité à se poser en promoteur de la stabilité financière.

Pour des réformes beaucoup plus ambitieuses

Comme les acteurs financiers n'entreprendront pas de manière volontaire les nécessaires « ajustements structurels » de leur activité, je ne vois, comme responsable politique, aucune raison d'être obligé de les rassurer. Et je vois au contraire de bonnes raisons de soutenir des réformes beaucoup plus ambitieuses que celles menées depuis 2008, telles que :
  • la séparation des banques de dépôts et de financement de marché,
  • l'interdiction de produits financiers complexes et risqués,
  • l'instauration d'une taxe sur les transactions financières et d'un temps minimum pour toute transaction financière,
  • l'obligation de déclarer tout compte d'un résident européen à son administration fiscale respective pour lutter contre l'évasion fiscale,
  • le retour à des emprunts populaires pour que les Etats se financent directement auprès des citoyens et non auprès d'intermédiaires financiers qui ont fait une sorte de coup d'Etat en capturant l'épargne que leur confient les citoyens pour en faire des outils de spéculation contre les Etats.

En démocratie, les politiques ne sont pas là pour rassurer les marchés, mais pour les encadrer.

Par Pascal Canfin | Député européen EELV

mardi 27 septembre 2011

Félicitations à notre Camarade

Jean-Vincent Placé accueille ses nouvelles responsabilités avec "fierté" 

Le groupe Europe-Ecologie des Ulis partage cette fierté
avec son camarade Ulissien.


« Aujourd'hui, les Françaises et les Français, par l'intermédiaire de leurs grands électeurs (...) ont donné la majorité à la gauche et aux écologistes ce soir et c'est beaucoup de responsabilités. C'est beaucoup de responsabilités pour s'opposer à la politique destructrice de Nicolas Sarkozy, c'est aussi beaucoup de responsabilités pour l'année prochaine, pour aller gagner l'élection présidentielle, pour aller gagner l'élection législative ».

Le groupe des Ulis te souhaite, avec les 10 autres sénateurs écologistes, plein de réussites dans l'urgente reconversion écologique de notre société et également plein de satisfactions personnelles dans ces nouvelles fonctions.

Nous t’adressons toutes nos félicitations.

jeudi 8 septembre 2011

Eva Joly : «Un clan a pris le pouvoir dans notre pays »

Eva Joly, candidate à la présidentielle d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV), analyse le climat de cette rentrée politique. Et réagit à l’annonce, hier, de la démission de Laurence Vichnievsky de son poste de porte-parole d’Europe Ecologie-les Verts suite à la polémique déclenchée aux journées d’été du mouvement, mi-août, par la publication d’une tribune dans Libération où elle prônait une orthodoxie budgétaire à rebours du programme d’Eva Joly.

La démission de Laurence Vichnievsky est-elle un coup porté à votre campagne ?

Laurence et moi, c’est une amitié de vingt-cinq ans que rien ne peut altérer. Nous avons traversé bien des épreuves ensemble [toutes deux partageaient le même bureau lorsqu’elles étaient juges d’instruction au pôle financier du tribunal de Paris dans l’affaire Elf, ndlr]. Ses positions appartiennent à un courant de pensée. Il n’est pas anormal qu’il soit représenté à Europe Ecologie. Je comprends qu’elle préfère laisser le porte-parolat pour être libre de développer sa vision économique et financière, avec laquelle je suis en désaccord. Pour moi, cela ne change rien, je souhaite qu’elle fasse partie de ma campagne. Je serai d’ailleurs demain avec elle à Marseille.

Après votre campagne de la primaire axée sur «l’écologie de combat» face à Nicolas Hulot, comment comptez-vous rassembler ?

Mon objectif aujourd’hui est de réussir le rendez-vous entre l’écologie et les Français. Le système financier est malade. Tout comme le système d’exploitation sauvage des ressources et des matières premières. Il faut donc changer de paradigme pour les réguler. Ce que je veux, ce n’est pas me recentrer mais prouver que nous portons des solutions plus sages, plus justes et plus durables.

La crise et la menace de récession ne font-ils pas passer l’écologie pour un luxe ?

Au contraire, c’est une nécessité, puisque les crises écologique, financière et sociale sont liées ! Et que nous sommes les seuls à les traiter ensemble. Après la crise de 2008, le mouvement néolibéral, malheureusement majoritaire en Europe, n’a pas réagi. La Grèce a besoin d’un plan Marshall et pas qu’on lui impose des sacrifices tellement lourds qu’ils n’ont aucune chance d’être réalisés. Si nous sommes si lents et si petits joueurs dans notre réponse à la crise, c’est parce que c’est toujours l’oligarchie des grands établissements financiers qui décide. La crise de l’euro ne peut se résoudre que par la mutualisation de la dette et l’émission d’eurobonds [obligations à taux unique garanti par l’UE]. L’Europe, c’est un navire qui n’est pas achevé et affronte la tempête. On va voir si on est capable de le consolider pour qu’il arrive à bon port.

Affaire Bettencourt, écoutes de journalistes par le pouvoir, cette rentrée se déroule dans un drôle de climat…

Ces affaires sont le symptôme du fait que c’est un clan qui a pris le pouvoir dans notre pays. Un clan qui privatise les institutions à son profit et notamment la justice. Je n’ai pas de mots assez forts pour dire combien cela m’indigne qu’on utilise les services du contre-espionnage pour trouver les sources des journalistes ou contre les magistrats pour les dessaisir. Comme si les magistrats et les journalistes étaient les ennemis. Ce n’est pas une question de sécurité intérieure. S’il y a des fuites, cela relève du droit pénal classique : on porte plainte et on laisse un juge enquêter dans le cadre de la loi. S’affranchir des règles, mentir devant la représentation nationale, cela veut dire qu’il n’y a plus de limites. Brice Hortefeux a menti en affirmant que la DCRI [Direction centrale du renseignement intérieur] «n’est pas la Stasi, son rôle n’est pas de tracasser les journalistes». En Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Etats-Unis ou dans les pays nordiques, ce gouvernement n’aurait pas survécu vingt-quatre heures !

Quand François Hollande se donne pour objectif de réduire à 50% l’électricité d’origine nucléaire en 2025, c’est une main tendue aux écologistes ?

C’est un pas. Mais il n’a pas encore complètement intégré Fukushima. Il va falloir, pour s’entendre avec nous, que nous prenions la décision de sortir du nucléaire non pas à 50% mais à 100%. Et sur une durée à déterminer avec les experts, mais de l’ordre de vingt-cinq ans.

Martine Aubry est plus écolo-compatible ?

Je suis candidate pour porter le projet écologiste, pas pour choisir le candidat socialiste. Toutefois, j’observe qu’elle a exprimé plus tôt et plus clairement son ouverture à la sortie du nucléaire.

Avez-vous des réserves, comme elle, sur l’attitude de Dominique Strauss-Kahn envers les femmes ?

Les images de son retour en France, sous les applaudissements, me heurtent. Ce n’est pas le retour d’un héros. J’ai l’impression que cela anéantit des dizaines d’années de lutte contre le harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes.

Par MATTHIEU ECOIFFIER
liberation.fr

dimanche 4 septembre 2011

UMP : après Joly la Norvégienne, Placé, « notre Coréen national »

Alain Marleix (UMP), a raillé le Vert Jean-Vincent Placé, « notre Coréen national ». Des propos que « regrette » Jean-François Copé.
 
Il y a eu l'Auvergnat de Brice Hortefeux et la Norvégienne de François Fillon ; voici le Coréen d'Alain Marleix, le spécialiste du découpage électoral à l'UMP, à propos de l'écologiste Jean-Vincent Placé. Les journées d'été du parti commencent fort.

L'interview recueillie par Public Sénat est anodine, elle porte sur ses pronostics pour les élections sénatoriales à venir : l'ancien secrétaire d'Etat Alain Marleix n'est pas inquiet pour son parti. Mais soudain, il a ces mots :

« Dans l'Essonne, […] notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes. »

A priori, aucune raison à cette sortie, au contraire de Fillon qui avait dérapé en répondant aux critiques d'Eva Joly sur le 14 Juillet. Sauf si l'on connaît le visage de Jean-Vincent Placé, et que l'on sait qu'il est né à Séoul et a été adopté.

Jean-Vincent Placé, candidat aux sénatoriales et conseiller politique de Cécile Duflot, réagit auprès de Rue89 :

« C'est un scandale absolu, et je suis rarement scandalisé. Aujourd'hui il s'agit de moi, mais demain il dira de Manuel Valls “notre Espagnol national” ou de Rachida Dati “notre Marocaine nationale”, ou encore de Rama Yade “notre Sénégalaise nationale”.

Je pense à mes parents [adoptifs, ndlr]. Le fait d'être coréen n'est bien sûr pas une infamie. Mais tout simplement, je suis français depuis 34 ans et uniquement français. »

Comme tous les enfants adoptés sous forme plénière, Jean-Vincent Placé est français par filiation. La loi française dit même qu'il est « réputé être né français ». Contrairement aux premiers commentaires suscités par la sortie de Marleix, Placé n'est pas « naturalisé » (comme l'est par exemple Manuel Valls, dont les parents sont espagnols).

Sonné, Placé a tweeté :

« Marleix parle de moi à Marseille “notre Coréen national”. Racisme, xénophobie, connerie, beauferie ? On a tout à la fois. »

Il devait ensuite envoyer un communiqué à l'AFP, dont voici la teneur :

« J'ai été adopté en 1975 par une famille normande, naturalisé deux ans plus tard, fait toute ma scolarité, mes études et toute ma vie professionnelle en France.

J'ai travaillé à l'Assemblée nationale, je suis vice-président du conseil régional d'Ile-de-France et même chevalier de l'Ordre national du mérite. Je suis connu pour l'amour que je porte à ma patrie d'adoption et tout ce que monsieur Marleix trouve à dire pour me qualifier c'est “notre Coréen national”.

Cela démontre une fois de plus la “lepénisation” avancée de l'UMP après les propos condamnés de monsieur Hortefeux sur “l'Auvergnat”, le débat scandaleux sur la binationalité porté par l'extrême droite populaire et les attaques indignes d'un Premier ministre de monsieur Fillon à l'encontre d'Eva Joly.

Pour monsieur Marleix, manifestement, seul le sang donne le droit d'être français. C'est une honte qu'un élu de la République puisse tenir de tels propos. »

Cécile Duflot s'en mêle

Fin connaisseur de la carte électorale, réputé pour sa discrétion, Marleix, ancien journaliste diplômé de l'ESJ de Lille, a rapidement rejoint le quotidien gaulliste La Nation.

C'était un proche de Charles Pasqua, dont il a été le conseiller, en 1986, au ministère de l'Intérieur. Depuis une dizaine d'années, c'est le spécialiste du « charcutage électoral » à l'UMP.

Selon nos informations, Cécile Duflot s'apprêtait à demander à Jean-François Copé, le patron de l'UMP, qu'il présente ses excuses. Elles sont venues dans l'après-midi, sur Twitter et lors d'un point presse donné par le secrétaire général du parti majoritaire, à Marseille, devant des journalistes dont l'envoyée spéciale de Rue89 :

« Les propos d'Alain Marleix sur Jean-Vincent Placé sont maladroits. Je les regrette, je les récuse. »

« Nous ne choisissons pas notre pays d'accueil »

Alain Marleix va devoir s'expliquer auprès des familles adoptives et des adoptés qui ne vont pas aimer, mais pas du tout, ce coup bas.

David Hamon, président de l'association Racines coréennes (Association française des adoptés d'origine coréenne), membre du Conseil supérieur de l'adoption, nous a envoyé de courrier dans la soirée de samedi :

« Je tenais à vous faire savoir que les propos vexants, choquants et outranciers tenus par M.Marleix à l'encontre de M.Place ont profondément choqués l'ensemble des Adoptés, coréens et d'ailleurs.

Ces propos sont navrants et inquiétants sur la légitimité de notre lien de filiation.

En matière d'adoption internationale au cas présent, nous ne choisissons pas notre pays d'accueil. Si celui-ci ne nous considère pas comme un de ses citoyens à part entière, où va-t-on ? »

Jointe par Rue89, Geneviève Miral, présidente de l'association « Enfance et familles d'adoption », soupire :

« Une fois de plus, nos enfants sont renvoyés à leurs apparences extérieures, comme si ce qui les définissait exclusivement, c'était leur origine. Et parmi les enfants adoptés de “couleur”, ceux d'origine asiatique ne sont pas épargnés par le racisme. »

Par Rue89

jeudi 1 septembre 2011

Surveillance des journalistes : le naufrage moral de la droite

Le Monde a révélé aujourd'hui que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) – le contre-espionnage français – a procédé à l'examen des appels téléphoniques passés par l'un de ses journalistes, afin de tenter d'identifier ses sources. Les autorités françaises, et en premier lieu, le Président de la République ont couvert et probablement ordonné des actions illégales mais ont également sciemment menti.

L'affaire Woerth-Bettencourt résume le naufrage moral d'une droite qui se croit toute puissante : collusion avec les ultra-riches, confusion entre intérêt public et intérêts privés, surveillance des médias, obstruction au bon déroulement de la justice,...

Plusieurs ministres ou anciens ministres doivent désormais s'expliquer publiquement. Nous demandons le remplacement rapide de Bernard Squarcini à la direction central du renseignement intérieur dont on peut craindre qu'elle soit aujourd'hui clairement détournée de sa fonction. Toute la lumière doit être faite sur cette sinistre affaire.

Le ministre de l'éducation nationale devrait savoir que plus que les leçons de morale annoncées de manière démagogique, l'exemplarité est très pédagogique. Il serait sans doute utile que ce soit au conseil des ministres qu'il propose d'étudier comme il l'a annoncé : "le vrai/le faux, le respect des règles, le courage, la franchise, le droit a l'intimité."

Des leçons doivent être également tirées : EELV réclame l'indépendance du parquet, une réelle loi sur la prévention des conflits d'intérêts et attend que le renseignement intérieur français fasse respecter la loi au lieu de l'enfreindre.

Cécile Duflot, Secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts

vendredi 26 août 2011

Pierre Larrouturou : Non au plan de rigueur, oui à un traité social ...

Pierre Larrouturou: «Sans toutes les baisses d'impôt accordées depuis 2000, le déficit serait seulement de 1% aujourd'hui»


ECONOMIE - Pierre Larrouturou, conseil régional EELV et auteur de plusieurs ouvrages sur la crise économique nous livre son analyse sur la situation déficitaire française...

Le gouvernement va annoncer un plan de réduction des déficits dans le cadre de son budget 2012. Si vous étiez à sa place, quel devrait-être le montant du tour de vis à réaliser?

Imposer au pays un tour de vis est une erreur. Cela montre une méprise totale sur les causes de la crise. Je montre tout au long de mon livre («Pour éviter le krach ultime») que ce sont les inégalités sociales qui sont la cause fondamentale de la crise actuelle. Depuis trente ans, aux Etats-Unis comme en Europe, la stagnation des salaires et la multiplication des petits boulots associées à une forte réduction des impôts pour les plus riches a conduit les ménages et les Etats à s’endetter massivement. C’est de là que vient la dette. Un nouveau tour de vis ne ferait qu’accroître ces inégalités et provoquerait une récession.

Ceci étant dit, il faut réduire les déficits, notamment pour se protéger des marchés financiers, où un tsunami se prépare. Notre économie a besoin de deux mesures d’urgence: interdire aux banques de spéculer avec l'argent de Monsieur ou Madame Toutlemonde (ce qu'avait fait Roosevelt en 1933 avec le Glass Steagal Act) et rétablir l’équilibre des finances publiques. Mais pour cela, nul besoin d'un «tour de vis» qui touche l'ensemble des citoyens.

Quelles mesures d’économies voudriez-vous privilégier (économies sur les dépenses publiques, coupes sur les niches fiscales et sociales…)? A l’inverse, quels dispositifs souhaiteriez-vous impérativement épargner?

Sans toutes les baisses d’impôt accordées en France depuis 2000 par la droite et la gauche, le déficit serait seulement de 1% aujourd’hui. C'est un rapport publié par des parlementaires UMP qui le démontrait en juillet 2010. Je propose donc de revenir sur l’ensemble de ces baisses, qui s’élèvent à 100 milliards d’euros par an. Dire qu’une telle fiscalité serait confiscatoire ou pénaliserait l’économie est faux, puisqu’elle était tout à fait tolérable en 2000, et que l’on a connu une forte croissance à l’époque.

Le seul argument qui s’oppose à ces baisses d’impôt est la concurrence fiscale des pays européens très complaisants comme l’Estonie ou l’Irlande. Chaque pays baisse les impôts tour à tour, si bien que le taux d’impôt sur les sociétés est seulement de 25% en moyenne en Europe (33% en France), contre 40% aux Etats-Unis. Mais cette course à l’impôt le plus faible conduit l’Europe à l’endettement. Il faut sortir de ce cercle vicieux en mettant en place un impôt européen sur les sociétés à taux identique.

Le gouvernement travaille également sur des mesures de long terme sur la gestion des finances publiques, comme la règle d’or. Etes-vous d’accord avec cette mesure? Si non, quelle solution de long-terme défendriez-vous?

Mettre en place une règle d’or revient à donner le sentiment que l’on a peur des marchés, et que l’on se punit préventivement. Cette règle des 3% existe déjà dans les critères de convergence du traité de Maastricht, elle a donc valeur constitutionnelle. En faire plus serait inutile, voire dangereux.

Il faut plutôt travailler à réduire les inégalités en Europe, en complétant les traités avec un Traité social, comportant des critères de convergences sociaux, c’est à dire un engagement commun à parvenir en quelques années à moins de 5% de chômage, moins de 5% de pauvreté, moins de 3% d’illettrisme, moins de 3% de mal logés et consacrer 1% du PIB au moins à l’aide au développement. En 2003, j'avais rédigé un tel Traité social avec le soutien aussi bien de Jacques Delors ou de José Bové que de Romano Prodi, le Président de la Commission européenne et de 400 parlementaires issus de 9 pays de l'Union. Hélas, la Convention Giscard n'avait voulu intégrer dans les Traités européens ni l'idée d'un impôt européen sur les entreprises, ni les critères de convergence sociaux. On paye aujourd'hui cette absence d'Europe fiscale et sociale.

Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, la justice sociale n’est pas un luxe auquel il faudrait renoncer temporairement à cause de la crise. Reconstruire une plus grande justice sociale, donner à chacun(e) un vrai emploi et un vrai revenu, c’est aujourd'hui la priorité absolue, la condition incontournable à toute sortie de crise. Se serrer la ceinture dans ce contexte serait une erreur dramatique.

http://www.20minutes.fr

samedi 30 juillet 2011

Une classe préparatoire aux grandes écoles et aux études universitaires s'ouvre aux Ulis


Une Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) «Physique, chimie, sciences de l’ingénieur» issue d’un partenariat entre la Faculté des sciences de l’Université Paris-Sud et le lycée de l’Essouriau (Les Ulis), va ouvrir en septembre 2011. Ce cursus s’inscrit dans l’opération «les cordées de la réussite», un réseau de solidarité établi entre l’Université Paris-Sud et plusieurs lycées situés principalement en Essonne qui a pour objectif d’aider les élèves à s’engager dans la voie des études longues après le baccalauréat.

La classe préparatoire aux grandes écoles, qui ouvrira en septembre 2011, est la quatrième de ce type en Ile-de-France. Son but est de favoriser l’accès aux classes préparatoires à des bacheliers qui n’auraient pas été tentés par une CPGE «traditionnelle». Cette formation s’appuie sur le programme académique de haut niveau des CPGE, les compétences des professeurs de lycée et sur l’adossement à la recherche et l’environnement exceptionnel qu’offre l’enseignement à l’université.

Les effectifs de cette formation seront réduits (en comparaison des effectifs moyens d’une CPGE), et un système de tutorat sera mis en place, avec des étudiants de master et de doctorat de l’université et également grâce à des accords entre le lycée, l’université et l’Ecole Polytechnique. Les élèves bénéficieront ainsi d'un encadrement renforcé permettant de les aider à exploiter tout leur potentiel.

Les cours se dérouleront sur les deux établissements porteurs du projet : quatre jours au lycée de l’Essouriau et un jour à la Faculté des sciences de l’Université Paris-Sud. Ils seront assurés pour un tiers par des enseignants de l’université, le reste par des enseignants de lycée. Une ouverture vers le monde universitaire est privilégiée par un accès aux infrastructures de l’université (Bibliothèque, Restaurant universitaire, salles de TP de physique et de chimie, associations), des séminaires de vulgarisation et des visites de laboratoires en particulier dans le cadre des Travaux d'initiative personnelle encadrés (TIPE).

L’originalité de cette formation réside également dans l’offre des débouchés. L’intégration d’une partie de l’enseignement à l’Université Paris-Sud permet aux étudiants de découvrir l’offre de formation universitaire de Bac+1 à Bac+8. Après la première année, ils peuvent poursuivre leur cursus en classe préparatoire dans la même structure ou dans un autre lycée, ou encore intégrer une licence en deuxième année (L2). Après la seconde année, ils peuvent intégrer une école d’ingénieur sur concours, une licence scientifique en troisième année (L3) ou un magistère scientifique à l’université.

Universtité Paris-Sud 11

mercredi 20 juillet 2011

Elections sénatoriales : L’union de la Gauche et des écologistes pour gagner.

 Depuis 2004, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse que d’étrangler les collectivités territoriales, rogner leur capacité à agir et tenter de retourner les citoyens contre elles.

Mais les Essonniens ne s’y sont pas trompés, tant à l’occasion des élections régionales que des élections cantonales ils ont montré qu’ils faisaient confiance à la gauche et aux écologistes rassemblés pour diriger la région Ile-de-France et le Département de l’Essonne. Cela a des conséquences quotidiennes importantes : en Essonne la solidarité se décline en politiques publiques innovantes, l’avenir est préparé par des investissements massifs dans l’éducation et la recherche, les transports feront l’objet d’un rattrapage important.

Ces victoires, ces politiques doivent trouver leur prolongement à l’occasion des élections sénatoriales du 25 septembre. La voix des collectivités, de leurs élus-es et des Essonniens-nes doit être portée avec force, au cœur de cette Assemblée. C’est la responsabilité des formations politiques de gauche et écologistes que de le permettre d’y contribuer.

C’est pourquoi les Fédérations du Parti Socialiste, du Parti Communiste Français et d’Europe Ecologie-Les Verts présenteront aux suffrages des grands électeurs une liste de rassemblement composée d’hommes et de femmes expérimentés, connaisseurs des réalités de notre Département mais aussi renouvelée. Elle sera conduite par Jean-Vincent Placé (EELV) Vice-Président de la Région Ile-de-France, Claire-Lise Campion (PS) Sénatrice de l’Essonne et Bernard Véra (PCF) Sénateur de l’Essonne.

Face à une droite morcelée et où les ambitions masculines s’alignent pour aller prêter main forte au gouvernement, la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes défendra tout à la fois les collectivités et les habitants de l’Essonne tout en contribuant à la conquête, extrêmement difficile mais possible, du Sénat. Cette victoire sera un point d’appui important pour les échéances nationales de 2012 et la construction d’une alternative à N. Sarkozy et à sa politique régressive.

mardi 19 juillet 2011

Photovoltaïque : EELV soutient Mr Le Borgne, victime de la politique carbonée du gouvernement.

Franck Le Borgne fait une grève de la faim depuis une semaine et peut compter sur de nombreux soutiens, pas uniquement locaux. Un grand rassemblement est prévu, demain, mercredi 20 juillet.

Depuis sept jours maintenant, Franck Le Borgne, gérant de la société One Network Énergies, spécialisée dans des installations photovoltaïques, mène une grève de la faim pour obtenir le droit de raccorder sa centrale photovoltaïque de Saint-Allouestre au réseau ERDF (Électricité réseau distribution de France). Ce droit aurait dû lui être délivré avant le moratoire adopté en décembre dernier par le gouvernement, sur le tarif de rachat de l'électricité solaire photovoltaïque. Ce moratoire suspend l'obligation d'achat d'énergie renouvelable à un tarif prédéterminé qu'avait auparavant ERDF. Avec trois co-financeurs, FranckLe Borgne a tout de même investi 1.500.000 € pour ouvrir ce site de production électrique photovoltaïque de 3.000m², en accord avec ERDF.

Des soutiens politiques et professionnels

Depuis le lundi 11juillet, les soutiens se multiplient auprès de ce chef d'entreprise qui a fait le choix d'une solution radicale pour lancer «un cri aux pouvoirs publics». Ce week-end, des élus régionaux d'Europe Écologie - Les Verts sont venus lui porter une lettre de soutien signée d'Éva Joly, candidate à l'élection présidentielle. L'Union démocratique bretonne (UDB) a également exprimé sa solidarité envers le gréviste de la faim. André Picaut, maire de la commune, est aussi à ses côtés. «J'avais apporté mon soutien à la création de ce site. Aujourd'hui, je suis toujours solidaire et m'interroge sur la volonté de nos gouvernants à accompagner des projets qu'ils ont eux-mêmes souhaités lors de la mise en place du Grenelle de l'environnement», commente-t-il.

La RN 24 sera bloquée mercredi en soirée

Une vraie solidarité des professionnels du solaire à travers toute la France est également en train de naître. D'ailleurs, demain mercredi, un rassemblement, qui devrait réunir entre 2.000 et 4.000 personnes, est prévu.

mercredi 13 juillet 2011

Résultats de la Primaire de l'écologie


Eva Joly : 13223 voix, soit 58,16%
Nicolas Hulot : 9399 voix, soit 41,34%
bulletins blancs : 112, soit 0,49%
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    A l'issue du dépouillement du second tour de la Primaire de l'écologie, Eva Joly est désignée candidate pour l'élection présidentielle de 2012 afin de porter, devant les français, notre projet de reconversion écologique de notre société.

    Le groupe Europe Ecologie - Les Verts des Ulis félicite chaleureusement Eva Joly pour sa désignation et rend un vibrant hommage à la digne campagne faite par Nicolas Hulot, lors de ces primaires de l'écologie, et espère très fortement le voir parmi nous lors de la campagne présidentielle de 2012.

    Nous sommes donc tous unis, dès aujourd'hui, dans Europe Écologie – Les Verts  avec Eva Joly comme porte parole de notre projet alternatif, écologique, social et solidaire.

    vendredi 8 juillet 2011

    Sécurité : La Cour des Comptes dévoile la grande illusion

    Depuis 2002, la droite a basé sa communication sur son bilan en matière de sécurité. La Cour des comptes vient de démonter le mythe et montrer la faillite de sa politique : statistiques absurdes, efficacité discutable, baisse des effectifs constante depuis 2007, appauvrissement de la police et de la gendarmerie, développement sans cadre adapté des polices municipales et promotion aveugle de la vidéo-surveillance sans évaluation sérieuse. Ce n'est pas la lutte contre la délinquance qui s'est améliorée, c'est avant tout la communication du Ministère de l'Intérieur.

    Il faut mettre fin à une politique de sécurité idéologique et inefficace, où la prévention, la dissuasion et la réinsertion ont été délaissées au profit d'une politique basée uniquement sur la répression. Une autre politique de sécurité est possible.

    La France est le seul pays occidental à ne pas avoir mis en place de police territorialisée, le gouvernement doit enlever ses œillères concernant la police de proximité. Il faut dé-concentrer l'action de la police et de la gendarmerie et adapter les priorités en fonction des territoires. Les polices municipales doivent être mieux encadrées, leurs missions et armements restreints et leur formation améliorée.

    Enfin, Europe Ecologie les Verts demande un moratoire national sur la vidéo-surveillance de voie publique dans l'attente d'une grande étude indépendante sur cette technologie attentatoire aux libertés individuelles.

    Europe-Ecologie - Les Verts

    jeudi 7 juillet 2011

    Annecy : Place à un autre modèle pour la montagne

    Lyon, le 6 juillet 2011. – Avec l’élimination de la candidature d’Annecy aux Jeux olympiques d’hiver 2018, c’est toute une vision périmée du bétonnage de la montagne qui doit être retoquée.

    Le comité international olympique (CIO) vient de mettre un point final à la candidature d’Annecy aux Jeux olympiques d’hiver 2018.

    Point final à une dépense qui s’élève déjà à près de 30 millions d’euros, en grande partie d’origine publique, sans que rien ne se soit passé.

    Point final à l’absurdité d’un projet dont les retombées étaient impossibles à quantifier sinon par l’autosatisfaction d’une élite locale et nationale.

    Point final à un projet qui aurait fortement aggravé une pression foncière et immobilière dramatiquement ressentie par les agriculteurs et tous ceux qui font vivre la montagne loin des paillettes.

    Point final à un projet qui aurait aussi aggravé la ponction sur la ressource en eau, de plus en plus fragilisée en montagne par des canons à neige qui avalent 20 millions de mètres cubes chaque année en France.

    Point final à un projet grossièrement repeint en vert, mettant en avant le concept fumeux d’ « écostations » qui ne correspond à aucun cahier des charges, aucun engagement mesurable.

    Point final à une candidature autocratique qui a fait une impasse complète sur les demandes d’un de ses financeurs, le Conseil régional, assemblée élue qui conditionnait pourtant son engagement au classement de milieux naturels sensibles comme les Aravis, le Semnoz ou la plaine du Mont-Blanc.

    Point final à l’arrogance des porteurs de cette candidature, placés par le gouvernement, qui ont muselé l’opposition, répétant à qui voulait bien l’entendre que les Jeux Olympiques faisaient l’unanimité au plan local et régional, malgré les nombreuses manifestations à Annecy, l’opposition sans faille des militants Europe Ecologie - Les Verts et l’opposition constante des 37 élus écologistes au Conseil régional.

    « Nous sommes soulagés de cette décision, car si les Jeux avaient eu lieu à Annecy, ils se seraient traduits par une catastrophe économique et écologique qui aurait aggravé le bétonnage de la montagne. Nous avons une pensée pour les territoires de Corée du sud qui risquent de connaître ce sort, car le cahier des charges du CIO ne peut pas induire autre chose », affirme Claude Comet, conseillère spéciale (EELV) pour le tourisme et la montagne au conseil régional de Rhône-Alpes.

    Aujourd’hui, il est temps d’imaginer un autre avenir pour la montagne. « La montagne du XXIe siècle doit apprendre à faire face aux enjeux du changement climatique. Elle doit revoir son modèle d’aménagement qui est encore au service du tourisme de masse au détriment d’un développement cohérent du territoire. Cela exige un travail constructif et prospectif. Nous souhaitons aussi que les classements de réserves naturelles demandés par la Région soient maintenus. »

    Pour ce faire, sous l’impulsion de Claude Comet, le conseil régional de Rhône-Alpes lancera cet automne une mission de 15 mois sur une « Prospective Montagne 2040 ».

    EELV - Rhône-Alpes

    mercredi 6 juillet 2011

    Les Ulis... d'hier et pour demain

    30 ans avant les préceptes de villes durables (faible surface urbanisée, habitat vertical, mixité sociale, commerces à proximité, chauffage collectif, ville piétonne etc …), les architectes de la ville avaient déjà, en grande partie, imaginé ce que devait être une ville à visage humain, même si aujourd’hui il faut bien le reconnaitre qu’elle est, aussi, l’exemple type de cet étalement urbain que nous condamnons et contre lequel nous luttons. Mais force est de constater que la ville est là, maintenant, et qu’avec ses habitants, cette petite communauté d’environ 25000 âmes, elle porte comme un sentiment de réussite, qui pousse les personnes qui s’y installent à y rester. A n’en pas douter cette ville est attachante.

    SAMBOE par mag-lesulis

    Alors certes, à l’heure des nouveaux défis environnementaux, climatiques et énergétiques qui s’ouvrent devant nous, notre ville n’est pas complètement préparée à relever le challenge, même si elle possède beaucoup d’atouts. Il lui faut donc, via la volonté et l’audace de ses élus, entrer dans l’âge de la sobriété énergétique joyeuse, de l’autonomie alimentaire, du vivre ensemble toujours plus affirmé ou bien encore de la vie décarbonée. Il lui faut rentrer dans l’ère de l’imagination et de l’alternative propre en prenant les décisions qui s’imposent afin d’offrir, encore et toujours, à nos concitoyens une vie encore plus confortable, saine et sereine.

    C’est ce que tente de faire, aujourd’hui, la majorité municipale, emmenée par Maud Olivier et les élus écologistes de la ville.

    Pour se faire, notre agenda 21 territorial et municipal, adossé au bilan carbone de notre ville, va être lancé en 2012 après 3 ans de préparation. Cet agenda 21 nous l’avons voulu ambitieux et partagé avec tous les acteurs de la ville qui, sans eux, rien n'est possible. Les défis environnementaux, climatiques et énergétique qui vont arriver, dans la petite dizaine d’années, doivent nous interroger, nous écologistes et toute la Gauche réunie, sur la durabilité de notre ville, voilà pourquoi nous ne nous limitons pas au seul agenda 21 mais que nous agissons partout et en permanence afin de faire changer les pratiques anciennes et faire entrer, dans tous les domaines de compétences de la ville, les notions de bio, de local, de recyclage, de recyclabilité, de végétalisation, de biodiversité, d’économies d’énergie, de limitation des émissions de Gaz à Effet de Serre, de constructions bois, de renouvelable, d’éducation, etc … la tâche est ardue mais exaltante car s’inscrivant dans une philosophie globale qui tend à proposer d’améliorer la vie de nos concitoyens sans hypothéquer celle des générations futures.

    Longue vie aux Ulis, ville tant aimée.

    Bruno BOMBLED

    Les Ulis bientôt dans la CAPS

    Dans le cadre du projet de schéma départemental de coopération intercommunale ce lundi 4 juillet, le Préfet de l’Essonne a proposé que la ville des Ulis intègre le périmètre de la CAPS. C’est l’aboutissement d’un long processus illustrant la position constante de la ville des Ulis en matière d’intercommunalité depuis plusieurs années.

    Après délibérations de la commune, du Conseil Communautaire, des communes membres de la CAPS validant l’élargissement de la communauté d’agglomération aux Ulis, plus aucun obstacle a priori ne s’opposait à cette intégration.

    Mais malgré un processus abouti, les Préfets précédents n’avaient pas entériné cette demande. Une décision d’autant plus incompréhensible puisque celle-ci officialisait une réalité tangible du bassin de vie et reconnaissait le rôle des Ulis au sein de ce territoire porteur de tant de perspectives d’avenir avec des enjeux de développement majeurs.

    Les réactions avaient été nombreuses pour dénoncer le non-respect d’une décision démocratique. Quels peuvent être les rôles des élus s’ils ne peuvent décider eux-mêmes de l’avenir de leurs communes ?

    mardi 5 juillet 2011

    Rassemblement le 10 juillet, pour la protection des terres agricole du plateau de Saclay


    Dimanche 10 juillet se tiendra un pique-nique militant et festif à Guyancourt, Yvelines

    Depuis 2005, l’Etat tente d'urbaniser le plateau de Saclay. Grâce à l'action des habitants, des associations et des élus, jusqu'à ce jour la préservation d'au moins 2300 hectares de terres agricoles devait être garantie .

    Mais l'Etat vient d'annoncer ses projets d'urbanisation sur le plateau de Saclay qui sont loin de respecter les 2300 hectares minimum et la viabilité économique de l'agriculture du Plateau de Saclay.

    Ici Saclay, là le triangle de Gonesse dans le Val d'Oise, là encore les hectares promis au village nature en Seine et Marne, etc.

    Le Grand Paris considère la zone rurale comme reserve foncière, gaspille les terres agricoles au profit de clusters , de centres commerciaux et de projets accroissant les inégalités territoriales.

    Défendre les terres agricoles sur le plateau de Saclay, c'est dire non au grand Paris !

    Nous vous invitons à un rassemblement festif, dimanche 10 juillet, pique-nique à partir de 12 h30

    Merci d’avance à toutes et tous de votre soutien par votre présence nombreuse.

    (Suivre le fléchage piéton à partir du Rond-point des Frères Perret à Guyancourt ou de l’avenue du Golf-hameau de Villaroy).

    Ring et la liaison Massy-Les Ulis enfin lancée !

    Ce sera une première en Ile-de-France. Un bus sur autoroute en Ile-de-France sans les embouteillages? Ça ne s’est encore jamais vu. Mais le futur transport en commun en site propre, qui reliera Massy-Les Ulis en desservant la zone de Courtabeuf et le cœur de ville des Ulis, pourrait inaugurer ce nouveau type de bus express. 

    Car le projet est en bon avancement grâce à la mobilisation conjointe des élu/es écologistes des Ulis, et notamment Jean-Vincent Placé, vice-président de la Région aux transports, de Jérôme Guedj (PS), président du Conseil général et de Maud Olivier (PS), maire des Ulis, le projet a maintenant bouclé son financement et les crédits d’études (1,8 millions d’euros) seront votés à la Région début juillet.

    Les crédits de travaux suivront, à hauteur de 13,5 millions d’euros pour la Région , 13 millions d’euros pour l’Etat et 9,7 millions pour le Conseil général. Cette opération nécessitait auparavant de résoudre un point noir de congestion : le “fameux” ring des Ulis. Ce sera chose faite, il a été intégré au projet. 

    Les Ulis attendaient depuis plusieurs années des projets de cette envergure, en matière de transports. Ce sont désormais de nouvelles perspectives de mobilité et de développement qui s’ouvrent pour notre ville.

    Bon été à tous et à toutes

    Etienne Charron (président), Patrick Aubert, Bruno Bombled, Hasnaa Eraiss, Jean-Vincent Placé.

    mardi 21 juin 2011

    Un nouveau Conseil Politique Départemental pour EELV en Essonne

    Le Conseil politique départemental (CPD) est le Conseil d’administration d’Europe Ecologie-Les Verts de l’Essonne. Il comprend 30 membres dont 15 sont élus par ler Congrès départemental pour 2 ans et 15 représentent élus par les Groupes locaux. Il se réunit environ une fois par mois et élit le Bureau exécutif départemental (BED) et le Secrétaire départemental. 

    Membre ayant le droit de Vote

    15 membres élu-es lors du congrès d'Arpajon, du 18 juin 2011

    Jean-Patrick LE DUC
    Fabienne ELBAZ
    Manuel BLOUIN
    Fadila CHOURFI
    Hervé PERARD
    Patricia KASPERET
    Jean-Francis RIMBERT
    Danièle VALERO
    Eric COQUELIN
    Fouad SARI
    Haasna ERAIS
    Georges BUISSET
    Aurora REATO
    Jean-Jacques LEJEUNE
    Iliane POLIZZO

    15 membres élus par les groupes locaux et représentants de ces derniers

    Gilles AMANDIO
    Cateline SANTIAGO
    Vincent HULIN
    Colette LECUYER
    Serge MERCIECA
    Eve DESJARDIN
    Marc SAGETAT
    Martine DELOFFRE
    Xavier GUIOMAR
    Bruno BOMBLED
    Claire LE CORNEC
    Fabienne GABBANELLI
    Steevy GUSTAVE
    Sandra AFONSO
    Michel LE SOUEFF

    Membre sans droit de Vote

    Responsables de groupes locaux

    Fabrice THEPIN
    Jean-Pierre LEMERCIER
    Abdoul BA
    Serge MORONVALLE
    Abdoulaye FALL
    Michel GRUBER
    Bertrand GRANADO

    Elus régionaux et départementaux

    Jean-Vincent PLACE
    Jean-Luc TOULY
    Laurence BONZANI
    Jacques PICARD
    Serge GUERIN
    Ghyslaine DEGRAVE
    Guy BONNEAU
    Henrique PINTO

    mercredi 1 juin 2011

    Suppression de la zone 6 du Navigo


    Europe Ecologie Les Verts l'avait promis, 

    Europe Europe Ecologie Les Verts commence à l'obtenir:
    le Pass Navigo unique pour l'Ile de France



    Première étape :

    le 1 juillet prochain, la zone 6 est supprimée 
    et
    le tarif de la zone 5 n'augmentera pas

    Jean-Vincent Placé s'attaque déjà à la deuxième étape la suppression,
    pour 2012, de la zone 5.

    EELV c'est améliorer notre quotidien

    Ne pas oublier que sont concerné-es non seulement tous et toues les usagers qui habitent en zone 6 mais également tous ceux qui habitent en en zone 3 et 4 et qui vont travailler en zone 6 
    (qui paieront pour 2 zones au lieu de 3)

    Hulot : Saclay 31 mai 2011

    Vous trouverez ci-dessous un rapide retour sur le déplacement de N Hulot dans le cadre des primaires de l'écologie :

    Nicolas a fait un beau parcours sur le Plateau de Saclay. Arrivée vers 15h15 à l'entrée de la fac d'Orsay. Il a été accueilli par des représentants du collectif des chercheurs (dont Laurent Audouin) s'opposant au déménagement de la fac et en présence de Jean-Vincent Placé qui avait tenu à faire le déplacement. Il y a eu plusieurs échanges à propos de l'avenir de la recherche et de la loi LRU. La visite de la fac s'est faite uniquement à pieds et à l'extérieur des locaux. Nicolas a très longuement échangé avec des étudiants devant l'un des principaux bâtiments de l'université. Ils ont discuté de débouchés et de l'avenir des filières centrées sur l'environnement, mais aussi des enjeux de la sortie du nucléaire.

    La deuxième étape se déroulait au Domaine de Quincampoix à l'invitation d'une série d'associations regroupant des Amap ou des collectifs d'agriculteurs bio ou orientés agriculture raisonnée. On doit cette belle rencontre à notre Colette nationale. Il y avait environ 70 personnes dans la salle, dont Anny Poursinoff, députée EELV des Yvelines, Laurence Bonzani, conseillère régionale, et différentes personnalités locales. L'échange a été très riche et toujours convivial. L'un des animateurs proposant même d'établir le QG de la campagne à Quincampoix...

    La troisième étape s'est déroulée à Saclay dans la salle de la mairie avec des militants/tes, coopérateurs/trics et proches venant principalement du 91, du 78 mais aussi du 77. Il y avait 94 personnes, dont le maire de Saclay, et 3 conseillers régionaux, sans compter les journalistes. Après une introduction pour Nicolas, différentes questions et échanges ont eu lieu montrant l’intérêt pour la candidature de NH et le désir d'échanger avec lui. La réunion s'est terminée sous les applaudissements vers 21h45.

    Côté presse : présence de canal et du Monde durant tout le déplacement, de l'AFP, de l'Obs, d'Europe 1 et de Match. Plus l'édition Essonne du Parisien, du site Boocan et du Républicain

    lundi 30 mai 2011

    Cécile Duflot restera à la tête d'Europe Ecologie-Les Verts

    PARIS (Reuters) - Cécile Duflot sera réélue secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV) la semaine prochaine après avoir obtenu 50,59% des voix des militants sur sa motion, selon un communiqué publié dimanche.

    La motion défendue par Daniel Cohn-Bendit n'a recueilli que 26,29% des voix des 6.500 votants, sur 17.930 inscrits, avant la primaire écologiste en vue de l'élection présidentielle de 2012 qui devra départager Eva Joly et Nicolas Hulot le 24 juin prochain ou le 9 juillet en cas de second tour.

    Cécile Duflot, qui dirige le mouvement écologiste depuis 2006, sera donc réélue secrétaire nationale d'EE-LV lors du vote des délégués qui aura lieu au Congrès de La Rochelle samedi et dimanche prochain et les écologistes tenteront de se rassembler.

    Yves Clarisse

    samedi 28 mai 2011

    Cécile Duflot : " Les écologistes sont aujourd'hui les héritiers du projet de gauche "

    Avant le congrès d'Europe Ecologie-Les Verts, début juin, la secrétaire nationale explique comment le parti doit peser sur la gauche

    Six mois après la création d'Europe Écologie - Les Verts, les écologistes tiennent leur premier congrès, qui voit Daniel Cohn-Bendit contester la légitimité et le fonctionnement de la secrétaire nationale, Cécile Duflot. Les militants doivent se retrouver pour élire leur direction les 3 et 4 juin à La Rochelle. Deux jours plus tard, le 6 juin, s'ouvrira la primaire qui doit départager Eva Joly et Nicolas Hulot. Un premier débat doit avoir lieu à Toulouse.

    Cécile Duflot défend son bilan, revient sur la situation de la gauche et son souhait de voir les écologistes peser sur un futur contrat de gouvernement avec les socialistes.

    Le retrait de Dominique Strauss-Kahn change-t-il la donne pour les écologistes ?

    Quoi qu'il arrive, je défends une candidature des écologistes. Elle est nécessaire pour défendre notre projet. L'enjeu, c'est comment l'écologie peut revivifier le projet de transformation sociale du XXIe siècle dans un nouveau tandem entre le PS et les écologistes.
    On voit à quel point les ressorts sociaux-démocrates sont fatigués, même si le PS reste le parti dominant à gauche du fait d'un système électoral qui reproduit le paysage politique classique. Sur les caractéristiques des différents candidats socialistes, j'ai essayé d'en dire le moins possible, car ce n'est pas le rôle de la secrétaire nationale d'Europe Ecologie - Les Verts. Mais comme je ne suis pas d'un bloc, j'avais exprimé un sentiment de décalage avec la fonction de DSK.

    Vous aviez dit que cela vous " chiffonnait le nez "...

    C'était une formule spontanée pour évoquer la situation d'un directeur du Fonds monétaire international " candidat du Parti socialiste ". Il y a une interrogation pour les sociaux-démocrates : jusqu'à quel point leur fascination ou leur complaisance pour les règles libérales qui se sont imposées au monde ont conduit à un affadissement de leur projet et résonnent comme une forme d'échec.

    Je pense qu'aujourd'hui les héritiers du projet de gauche, ceux qui portent l'idée de transformation sociale, ce sont les écologistes. Nous sommes ceux qui voulons revivifier la volonté politique, qui refusons de subir en acceptant de se cantonner aux accommodements du système, et qui voulons construire un nouveau modèle.
    Cette absence à gauche de volonté politique transformatrice, ce refus d'imaginer un autre partage des richesses expliquent largement l'échec de la gauche européenne. On le voit aujourd'hui en Espagne : le rejet absolu de tous les politiques devrait interroger le PS. Il faut, pour certains, retrouver un lien avec la réalité de la vie de millions de personnes.

    Une semaine après les faits, quel regard portez-vous sur l'" affaire DSK " ?

    Dès le dimanche soir, j'ai dit qu'il fallait la justice pour la jeune femme et la justice pour l'homme. Qu'il n'y avait ni de précautions supplémentaires à prendre, du fait de la personnalité du mis en cause, ni de généralisation à faire sur les hommes politiques. Depuis on est passé à une affaire politique qui a agi comme un révélateur de la confusion qui règne entre ce qui relève d'une relation entre des adultes consentants et les actes de violence faits aux femmes.

    Je ne me place pas sur le terrain de la morale. Je ne fais pas partie des gens qui pensent que la fidélité conjugale est une exigence pour un responsable politique. C'est du domaine privé. Mais on a assisté à une dérive toute française : la tolérance, pour certains, face aux violences sexistes, dont le viol, le harcèlement, les remarques insistantes sur le physique... Cela suscite un gros malaise.

    Est-ce une critique envers vos partenaires politiques ?

    Ça me pose problème de voir qu'en 2011 ce sont d'abord les femmes qui se mobilisent contre cette tolérance insupportable. J'aurais aimé l'entendre de la bouche d'hommes politiques. L'égalité et le respect ne devraient pas être des questions dont seules les féministes se chargent. Depuis leur naissance, les écologistes ont pris à coeur la question du droit des femmes. Ce ne sont pas les conservateurs qui vont en être porteurs. La gauche a plus de devoirs sur cette question que d'autres, et quand elle ne s'exprime pas, sa parole manque d'avantage.

    Le courant a l'air de mieux passer avec Martine Aubry qu'avec d'autres dirigeants socialistes ...

    Nous avons une lucidité commune sur l'urgence pour la gauche et les écologistes de faire battre Nicolas Sarkozy. Pour bâtir la confiance, la dimension humaine est importante. C'est vrai que Martine Aubry a compris qu'il ne fallait pas tenir les écologistes en suggestion ou dans le mépris. On a entre nous des discussions de fond, avec la volonté d'entrer dans la réalité de ce qu'on doit faire et comment.
    Un exemple : Martine Aubry a dit qu'elle voulait organiser la sortie du nucléaire. Puis Laurence Rossignol, chargée des questions d'environnement, est venue aux Etats généraux du nucléaire samedi 21 mai, en disant : " Il faut qu'on travaille sur de vrais scénarios, pas seulement un accord de formule. " C'est comme ça que nous devons travailler pour faire la démonstration de notre volonté politique de transformation.

    Revendiquez-vous une autre forme de partenariat avec les socialistes ?

    Si on est juste là pour organiser l'alternance et engendrer, à nouveau, la désespérance, nous n'aurons servi à rien. Il faut qu'on ait une autre ambition que la gauche plurielle. Je suis d'une génération totalement décomplexée à l'égard des socialistes : ni sentiment d'infériorité ni posture de guéguerre. Je veux juste qu'on discute d'égal à égal pour aboutir à un contrat qui dise : " Voilà ce qu'on va faire ensemble durant cinq ans. "
    Quand je dis qu'il ne peut pas y avoir d'écologistes dans un gouvernement qui n'organise pas la sortie du nucléaire, c'est un point incontournable, parce qu'il est emblématique d'un changement d'état d'esprit que nous voulons.

    Comme au PS, vous organisez un congrès, puis une primaire. N'est-ce pas un double risque de division ?

    C'est vrai qu'on assiste déjà, à mon grand regret, à des tensions. Notre congrès, comme la primaire, c'est une sorte de crash-test. Depuis un an, on s'est doté d'un calendrier de travail apparemment délirant : création d'une nouvelle organisation en novembre 2010, premier congrès en mai, et primaire ouverte en juin. Il fallait qu'on sorte de notre ancien fonctionnement et de son ronron. On l'a fait avec la naissance d'Europe Ecologie. Aujourd'hui, si on veut être à la hauteur des enjeux d'une campagne qui va être particulièrement difficile, chacun doit faire preuve de responsabilité, dirigeants comme militants.

    Pensez-vous être réélue secrétaire nationale ?

    Je ne sais pas. Il y a plusieurs candidatures, et le nombre d'adhérents a doublé depuis 2008. C'est donc difficile d'évaluer le soutien que les adhérents vont m'apporter ou pas. Si mon équipe n'arrive pas en tête du vote des militants, je ne serai pas candidate à ma succession. Je regrette que notre congrès n'ait pas porté sur un débat stratégique, puisque Daniel Cohn-Bendit a défendu l'idée d'un soutien des écologistes à DSK, comme il l'a plusieurs fois répété à l'extérieur. Du coup, la différence entre sa motion et la mienne n'apparaît pas clairement. J'aurais préféré cela à un débat focalisé sur l'organisation du parti.

    La primaire entre Eva Joly et Nicolas Hulot va, elle aussi, conduire à des tensions...

    Pas forcément. La primaire peut constituer une nouvelle étape du rassemblement. Chacun doit avoir conscience qu'on ne peut pas redescendre au niveau des propos de maternelle qui font perdre de la crédibilité à tout le monde. Les adhérents et ceux qui participeront à la primaire ne viendront pas pour assister à ce genre de jeu.

    Après avoir vu les expériences du MoDem et du NPA, mon obsession, c'est que les écologistes construisent dans la durée. Pas seulement pour bouger les lignes, mais pour gagner la majorité et conquérir le pouvoir.

    Propos recueillis par Sylvia Zappi
    © Le Monde
    27/05/11